Présent aux travaux du salon international NAPEC 2026, le chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis en Algérie, Mark A. Schapiro, a réaffirmé la volonté ferme de Washington d’intensifier la coopération énergétique et économique avec l’Algérie.

Plaçant la diplomatie commerciale au cœur de la mission diplomatique américaine, le diplomate a plaidé pour une approche concrète axée sur l’innovation, la rapidité d’exécution et la levée des obstacles pour optimiser l’exploitation du potentiel hydrocarbure algérien. Lors d’un panel consacré aux défis stratégiques du secteur pétrolier et gazier, Mark A. Schapiro a souligné la nécessité d’une collaboration renforcée dans un contexte mondial fortement concurrentiel. « L’Algérie dispose de décennies d’expérience, d’immenses ressources en hydrocarbures et de gisements de classe mondiale », a rappelé le chargé d’affaires, ajoutant que les récents événements et crises dans le Golfe soulignent plus que jamais le rôle crucial que joue l’Algérie pour répondre aux besoins énergétiques mondiaux. Au cœur des discussions figure la question de la rentabilité et de la durabilité des champs d’hydrocarbures. Le diplomate américain a souligné que l’expertise et les technologies de pointe de son pays peuvent apporter une réelle valeur ajoutée aux opérateurs algériens.
L’objectif partagé consiste à prolonger la durée de vie des gisements matures et à maximiser la récupération des ressources, tout en maintenant une efficacité opérationnelle rigoureuse et des coûts maîtrisés. « Dans un monde compétitif où les entreprises ont l’embarras du choix, nous ne prenons rien pour acquis », a précisé M. Schapiro, affirmant que les États-Unis investissent continuellement dans la relation avec leurs partenaires algériens pour bâtir une alliance gagnant-gagnant.
S’exprimant sur le rôle de la mission américaine et sa synergie avec la Chambre de commerce américaine (AmCham), le chargé d’affaires a insisté sur une transition vers des actions très concrètes. Washington entend s’imposer comme un facilitateur clé en levant les barrières administratives et réglementaires et en favorisant un « couloir vert » (green corridor) afin d’accélérer les projets stratégiques. Dans cette optique, l’ambassade et l’AmCham lancent un nouveau format mensuel baptisé « clinique d’affaires » (business clinic).
Ce rendez-vous régulier vise à réunir les acteurs du secteur pour traiter directement des problèmes de terrain, partager les meilleures pratiques et lever les freins au développement des investissements. En concluant son intervention, Mark A. Schapiro a rappelé l’engagement total de son équipe à accompagner les opérateurs pour concrétiser des opportunités mutuellement bénéfiques : « Ensemble, les États-Unis et l’Algérie veulent gagner en équipe sur la scène mondiale ».
Par Z R.



