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La 3e session ordinaire de l’Assemblée générale du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE), au titre de l’année 2026, s’est ouverte mardi à Alger avec à l’ordre du jour l’examen de trois projets de rapports consacrés au financement du service public et à la performance des établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC), au phénomène des cours particuliers et à la synergie institutionnelle dans la prise en charge du cancer du sein en Algérie.

A l’ouverture des travaux, le président du CNESE, le Professeur Mohamed Boukhari, a souligné que cette session se distinguait par deux événements majeurs, à savoir la présence d’un nombre important d’invités issus de pays arabes et africains frères et amis, ainsi que l’examen, le débat et l’adoption de trois projets de rapports portant sur des questions d’intérêt national.

Le premier rapport, élaboré à la suite d’une saisine du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, porte sur le financement du service public et la performance des établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC).

Ce dossier revêt une importance particulière au regard de la nécessité de concilier les exigences du service public avec les impératifs de gestion, de performance et d’efficacité économique, a relevé le président du CNESE. Les EPIC sont ainsi appelés à assurer des missions d’intérêt général tout en veillant à une utilisation efficiente des ressources mises à leur disposition, à l’amélioration de leur gouvernance et à l’atteinte des résultats qui leur sont assignés.

Le Conseil s’est attaché, dans ce cadre, à identifier « la juste combinaison et les conditions adéquates » permettant d’assurer cet équilibre, à travers des recommandations et un plan d’action visant à améliorer la performance de ces établissements et à renforcer la qualité des services fournis aux citoyens.

Le deuxième rapport, également élaboré à la suite d’une saisine du président de la République, est consacré à la question des cours particuliers, dont l’expansion en Algérie constitue un phénomène social de plus en plus marqué.

Pr. Mohamed Boukhari a souligné que cette pratique n’était pas propre à l’Algérie, des études menées par le Conseil ayant permis de relever son existence également dans plusieurs pays, notamment en Chine, en Corée et dans d’autres économies développées. Toutefois, au-delà de sa dimension éducative, le phénomène présente des ramifications économiques et sociales et exerce un impact sur le fonctionnement du système éducatif dans son ensemble.

Le CNESE a ainsi privilégié une approche « précise, réfléchie et équilibrée », fondée sur l’implication des différentes parties prenantes concernées, afin d’identifier les causes et les effets de ce phénomène et de dégager des pistes d’action adaptées.

Le troisième rapport résulte d’une auto-saisine du CNESE et porte sur la synergie institutionnelle dans le parcours de prise en charge du cancer du sein en Algérie.

Le Conseil a relevé les efforts importants consentis par l’Etat en matière de prévention, de dépistage et de traitement de cette pathologie, tout en identifiant une marge d’amélioration dans la coordination entre les différentes institutions et structures impliquées. L’objectif consiste à renforcer la coopération, la complémentarité et la coordination entre les différents intervenants afin d’améliorer davantage le parcours de prise en charge, depuis la prévention et le dépistage jusqu’au traitement, à l’accompagnement et au suivi. Au-delà du diagnostic, le CNESE entend inscrire ses travaux dans une démarche orientée vers des résultats concrets et mesurables. « La valeur du travail consultatif ne réside pas seulement dans la précision de l’analyse, mais également dans sa capacité à éclairer la décision publique, à proposer des voies d’action réalisables et à mesurer les résultats qui en découlent », a-t-il conclu.

Par Z R.

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