L’Indice brut des prix à la consommation de la ville d’Alger a enregistré une baisse de près de 0,8 % en juillet 2026 par rapport à juin, selon le dernier bulletin de l’Office national des statistiques (ONS). Un mouvement qui prend le contre-pied de l’année précédente : en juillet 2025, l’indice avait progressé de 0,4 % sur un mois. Ce repli ne signe pourtant pas une détente de fond. Sur un an, la variation des prix à la consommation à Alger atteint +7,2 %, et le rythme d’inflation annuel, qui compare la période août 2025-juillet 2026 aux douze mois précédents, s’établit à +3,1 %. La décrue s’explique pour l’essentiel par le repli des biens alimentaires, en baisse de près de 1,7 % sur le mois, après un recul de 0,3 % en juin. Les services y contribuent également, avec -0,6 %.
Au sein du panier alimentaire, ce sont les produits agricoles frais qui décrochent, avec une baisse de 2,9 %. Le mouvement est tiré par deux postes : les fruits, en chute de 27,6 %, et les poissons, en recul de 11,9 %. La viande de poulet cède également 2,1 %, selon les chiffres de l’ONS.
Mais la baisse est loin d’être générale. Deux produits de grande consommation évoluent en sens inverse. En effet, les légumes progressent de 8,3 % et les œufs de 12,4 % sur le seul mois de juillet. Quant aux produits alimentaires industriels, ils font preuve d’une stabilité quasi totale.
Concernant les produits alimentaires, en juillet 2026, les prix ont augmenté de 6,9 % par rapport à juillet 2025. Les produits agricoles frais affichent, eux, une hausse de 13,2 %, avec un pic de 19,3 % pour la viande et les abats de mouton.
Seuls les produits alimentaires industriels échappent à la tendance, avec une légère baisse de 0,1 % sur douze mois.
Hors alimentation, les prix des produits manufacturés progressent de 0,17 % sur le mois, tandis que ceux des services reculent de 0,6 %. C’est toutefois sur un an que l’écart se creuse : les produits manufacturés enregistrent une hausse de 9,5 %, contre seulement 1,4 % pour les services. Les biens manufacturés constituent ainsi, avec l’alimentaire frais, le principal foyer d’inflation à Alger, alors que les prestations de services restent pratiquement gelées.
Établi à partir de relevés effectués dans un échantillon de 17 villes et villages représentatifs des différentes régions du pays, l’indice national confirme la tendance algéroise, avec une amplitude moindre. En juillet 2026, il recule de près de 0,6 % par rapport au mois précédent, les prix des biens alimentaires diminuant de 1,2 % contre 1,7 % dans la capitale.
Par Z R.



