03/04/2026
ACTUALITENATIONAL

Quatrième édition de la Conférence africaine des startups: Plus de 200 exposants africains et internationaux attendus

L’Algérie s’apprête à accueillir, du 6 au 8 décembre 2025, la quatrième édition de la Conférence africaine des startups (ASC), devenue en quelques années l’un des rendez-vous technologiques les plus importants du continent. Placé sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’événement franchit cette année un nouveau cap en réunissant plus de 200 exposants africains et internationaux, soit son niveau de participation le plus élevé depuis sa création en 2022.

Avec 25 000 participants attendus, 200 investisseurs, près de 40 délégations africaines et la présence de grands acteurs mondiaux de la technologie, l’édition 2025 consacre l’ASC comme une plateforme incontournable pour les start-ups, les institutions financières, les ministères africains des TIC et les partenaires internationaux. Invité de la chaîne « Al24News », le ministre de l’Économie de la connaissance et des start-up, Noureddine Ouadah, a souligné que « cette conférence n’est plus un simple salon de l’innovation : elle est devenue un espace stratégique de décision, de partenariat et de financement pour toute l’Afrique ».

Depuis son lancement, l’ASC a vu le nombre de participants être multiplié par vingt, un rythme de croissance rare dans le paysage africain des conférences technologiques. Cette montée en puissance reflète, selon Noureddine Ouadah, « l’intérêt réel que suscite le modèle algérien, fondé sur une vision présidentielle qui a structuré en cinq ans un écosystème complet : financement, incubation, formation, fiscalité et innovation ». Il a notamment rappelé les décisions majeures prises depuis 2020, dont la création du Algerian Startup Fund, d’Algeria Venture ou encore l’introduction du FCPR, un instrument de financement pionnier sur le continent.

L’édition 2025 sera marquée par le lancement d’un nouveau sommet GPLP réunissant institutions financières africaines, gestionnaires de fonds et organismes internationaux tels que la Banque mondiale, la BAD ou Afreximbank. L’objectif est d’élargir les sources de financement pour les jeunes pousses africaines et d’harmoniser les outils d’investissement d’un pays à l’autre.

« L’un des défis majeurs pour les start-ups africaines reste l’accès au capital. Avec le GPLP Summit, nous voulons franchir une étape décisive en rapprochant les investisseurs des porteurs de projets », a insisté le ministre. Le Rwanda, invité d’honneur de cette édition, apportera son expérience reconnue en matière de digitalisation et de politiques publiques d’innovation. La participation de sa ministre des TIC illustre, selon Noureddine Ouadah, « l’ambition de faire de l’ASC un espace de coopération africaine structurant, capable de rapprocher les expériences les plus avancées du continent ».

Par Adem A.

Publicité

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *