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À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation 2026, célébrée dimanche à Alger sous le slogan « Innover aujourd’hui pour nourrir demain », l’Algérie entend faire de l’innovation un levier de développement agricole et de renforcement de la sécurité alimentaire. Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ali Khaldi, a souligné l’importance de la recherche scientifique, des nouvelles technologies et de la valorisation des capacités nationales pour bâtir des systèmes alimentaires plus durables et performants.

Organisée en coordination avec la représentation de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Algérie, la manifestation a réuni des membres du gouvernement, des représentants d’organismes internationaux, des chercheurs et des opérateurs économiques. Une exposition consacrée aux innovations agricoles et alimentaires a également rassemblé des instituts techniques, des établissements de recherche et de formation, ainsi que des entreprises. Dans son allocution, Sid Ali Khaldi a estimé que « l’innovation, à côté de la connaissance et de l’investissement, est l’un des principaux leviers du développement agricole durable », notamment face aux défis économiques et aux changements climatiques.

Rappelant le caractère stratégique de la sécurité alimentaire, il a insisté sur la mobilisation de l’ensemble des acteurs. « L’innovation ne constitue plus un choix complémentaire ou une simple option technologique, mais un élément essentiel de nos politiques alimentaires », a-t-il affirmé, plaidant pour une agriculture plus productive et durable.

Pour améliorer les performances du secteur, le ministre a évoqué le recours aux technologies modernes pour surveiller les terres et les cultures, la numérisation du suivi des produits agricoles, les données satellitaires, l’agriculture de précision et l’intelligence artificielle. Il a également souligné que « l’adoption des nouvelles technologies doit s’accompagner d’un meilleur accès des agriculteurs et des éleveurs aux connaissances scientifiques, ainsi que de mécanismes de financement adaptés aux besoins des petits producteurs ».

Le ministre a, par ailleurs, mis en avant le rôle de la recherche scientifique dans l’amélioration des semences et la sélection de variétés végétales résistantes aux changements climatiques. Il a appelé au renforcement des capacités des institutions de recherche et des établissements techniques, afin de mieux adapter l’agriculture nationale aux aléas climatiques et aux perturbations des marchés internationaux.

Parallèlement, les efforts portent sur l’augmentation de la production nationale dans les filières stratégiques, grâce à l’extension des superficies céréalières, à l’amélioration des rendements, à une meilleure gestion des ressources hydriques et au renforcement des capacités de stockage, de distribution et de transformation. Sid Ali Khaldi a aussi mis en avant le potentiel agricole des régions du Sud, où le développement des cultures céréalières et maraîchères ouvre de nouvelles perspectives d’investissement et de partenariat.

Insistant sur la dimension stratégique de cette démarche, le ministre a souligné que « le renforcement de la sécurité alimentaire repose sur l’augmentation de la production nationale, la valorisation des potentialités locales et la réduction de la dépendance extérieure ». Portée par les orientations du président de la République, cette ambition s’inscrit dans une approche intégrée, « du champ à l’assiette », qui associe l’extension des surfaces cultivées, la sécurisation des semences certifiées, l’optimisation des ressources en eau, le développement du stockage et le renforcement des industries de transformation. Elle nécessite en outre une coordination entre l’État, les agriculteurs, les chercheurs et les opérateurs économiques, ainsi qu’une coopération internationale renforcée, notamment avec la FAO.

Enfin, Sid Ali Khaldi a insisté sur la nécessité de faire de l’innovation un processus couvrant toute la chaîne alimentaire, « du champ au consommateur ». La recherche scientifique, le transfert des connaissances et l’adoption de solutions technologiques adaptées doivent ainsi contribuer à améliorer la production et la distribution, tout en favorisant la disponibilité d’aliments sains et accessibles.

Par S R.

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