Stabilité des marchés aux premiers jours du Ramadhan: Disponibilité des produits et prix globalement maîtrisés
Dès les premiers jours du Ramadhan 2026, le marché national affiche des signes tangibles de stabilité, aussi bien en matière d’approvisionnement que de régulation des prix. Les dispositifs anticipatifs mis en place par les pouvoirs publics, conjugués à la mobilisation des opérateurs économiques publics, semblent avoir permis d’éviter les tensions traditionnellement redoutées durant cette période de forte consommation. Dans ce contexte, l’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA) salue l’ambiance globalement sereine observée sur les marchés.

S’appuyant sur les remontées des bureaux de wilaya de l’association, ainsi que sur des constats effectués sur le terrain en coordination avec des représentants d’associations locales de protection des consommateurs et des agents de contrôle, le président de l’ANCA, Hadj Tahar Boulenouar, a tenu, dans une intervention enregistrée, à rassurer l’opinion publique quant à la situation de l’approvisionnement. « Les marchés connaissent aujourd’hui, et ce depuis le début du Ramadhan, une disponibilité générale des produits de consommation, notamment alimentaires », a-t-il affirmé. Selon lui, l’offre est jugée suffisante et l’approvisionnement marqué par une stabilité notable, ce qui a permis d’éviter les tensions et les scènes de ruée observées par le passé durant les premiers jours du mois sacré.
Le responsable explique cette situation par plusieurs facteurs convergents. Il met d’abord en avant l’amélioration sensible de la production agricole. « Les agriculteurs confirment que la saison en cours est meilleure que celle de l’année précédente et des années passées, grâce aux pluies précoces et abondantes, en particulier dans les zones à forte vocation agricole », a-t-il précisé. Cette conjoncture favorable a permis d’élargir l’offre en produits frais et de limiter les risques de pénurie.
Le deuxième facteur évoqué concerne l’injection de quantités supplémentaires de produits de large consommation par les offices publics et les entreprises de production. Boulenouar cite notamment le sucre, l’huile, le lait, le café, la farine et la semoule. « L’injection de ces quantités supplémentaires a contribué à garantir la stabilité de l’approvisionnement et à renforcer la disponibilité sur l’ensemble du territoire », a-t-il souligné, insistant sur le rôle structurant des dispositifs publics dans la régulation du marché.
Il a également mis en exergue l’impact positif de l’ouverture de nouveaux marchés de proximité à travers plusieurs wilayas et daïras. Ces espaces, aménagés spécialement pour le Ramadhan, ont permis, selon lui, de combler un déficit ancien en infrastructures commerciales de proximité. « Ces nouveaux marchés ont contribué à couvrir le manque existant, à fluidifier la distribution et à participer à la stabilité des prix », a-t-il indiqué, rappelant que le secteur commercial souffrait auparavant d’un nombre insuffisant de structures adaptées.
Abordant la question des fruits et légumes, Boulenouar a reconnu qu’une hausse des prix avait été enregistrée avant l’entrée dans le mois sacré pour certains produits, tels que la tomate, le concombre, le poivron ou encore certaines variétés de fruits. Toutefois, il observe un changement de tendance dès le troisième jour du Ramadhan.
« Nous constatons un recul des prix, avec des baisses oscillant entre 15 et 20 dinars le kilogramme pour certains produits », a-t-il affirmé. Il attribue cette évolution à une stabilisation, voire à un léger recul de la demande après les achats massifs des tout premiers jours. Selon lui, cette dynamique devrait se poursuivre. « Nous confirmons que les prix des fruits et légumes continueront à se stabiliser, voire à baisser durant le reste du mois, à condition que la demande reste dans des niveaux normaux », a-t-il estimé, appelant les consommateurs à adopter un comportement d’achat rationnel afin d’éviter toute tension artificielle sur les marchés.
Enfin, le président de l’ANCA a rappelé que les marchés de gros demeurent ouverts tout au long du mois de Ramadhan, après la suppression du jour de fermeture hebdomadaire. Cette mesure permet aux détaillants de s’approvisionner quotidiennement et d’assurer un service continu aux citoyens. « Les commerçants ont la possibilité de se ravitailler chaque jour pour répondre aux besoins de leurs clients », a-t-il insisté, estimant que cette décision constitue un levier supplémentaire pour maintenir la stabilité et prévenir toute rupture d’approvisionnement.
Par Zahir R.
