03/04/2026
NATIONAL

Start-up: L’université invitée à ouvrir ses portes au secteur privé

L’université algérienne est appelée à franchir une nouvelle étape dans son évolution. Après s’être progressivement ouverte à l’entrepreneuriat étudiant, elle est désormais invitée à accueillir plus largement le secteur privé et les start-up, afin de jouer un rôle direct dans la construction de l’économie de la connaissance. Ce virage stratégique a été réaffirmé à l’occasion de la première édition du Salon des produits des Programmes nationaux de recherche, organisée au pôle technologique Abdelhafid Ihaddaden de Sidi Abdellah, à Alger.

À travers cette orientation, l’université est appelée à sortir d’un rôle strictement académique pour devenir un acteur central de la transformation économique. En rapprochant la recherche, l’innovation et l’entreprise, les pouvoirs publics entendent poser les bases d’un écosystème intégré dans lequel le savoir produit au sein des universités se traduit en valeur ajoutée, en emplois et en solutions technologiques au service du développement du pays.

C’est dans ce contexte que les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, ont procédé au lancement d’un regroupement de start-up au sein même du pôle technologique de Sidi Abdellah. Cette expérience pilote est appelée à être généralisée, à terme, à l’ensemble des universités du pays. L’objectif affiché est de transformer les pôles scientifiques et technologiques en véritables pôles économiques, capables de contribuer concrètement à l’émergence d’un nouveau modèle de croissance fondé sur la connaissance et la technologie, conformément aux orientations du président de la République.

Intervenant lors de l’ouverture du salon, le ministre de l’Économie de la connaissance, Noureddine Ouadah, a estimé que « l’université algérienne a déjà franchi un pas important en s’ouvrant à l’entrepreneuriat, mais il est désormais temps qu’elle ouvre ses portes au secteur privé ».

Selon lui, cette ouverture doit permettre aux acteurs économiques d’apporter leur contribution à l’intérieur même du campus universitaire, en interaction directe avec les enseignants, les chercheurs et les étudiants. Dans cette perspective, le ministre a annoncé que les start-up pourront disposer de leurs sièges sociaux au sein des universités. Une mesure destinée à rapprocher l’entreprise du savoir et à favoriser la maturation rapide des projets innovants.

« La proximité entre l’étudiant, le chercheur et l’entrepreneur est un facteur déterminant pour transformer une idée de recherche en solution économique viable », a souligné Noureddine Ouadah, précisant que l’expérience engagée à Sidi Abdellah sera reproduite dans d’autres établissements universitaires.

Par S R.

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