Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a mis en avant les résultats de la deuxième édition du défi national ProtoMarket 2, marquée par la sélection de 937 projets universitaires innovants sur un total de 2 110 candidatures, pour une enveloppe financière globale de 1,188 milliard de dinars.
Cette initiative vise à accompagner les étudiants, les diplômés et les doctorants dans la transformation de leurs idées en prototypes susceptibles d’être industrialisés et commercialisés. Les chiffres annoncés, par le ministre sur sa page Facebook, font ressortir un taux de sélection d’environ 44,4 % des projets soumis via la plateforme nationale. Le financement global mobilisé s’élève à 1 188 400 000 dinars, soit une moyenne d’environ 1,27 million de dinars par projet retenu. Ces financements ont pour objectif de soutenir la concrétisation des idées innovantes et de renforcer les perspectives de création de start-up issues de l’université.

À travers ce dispositif, le ministère entend valoriser le potentiel d’innovation des compétences universitaires et favoriser le rapprochement entre la recherche scientifique, la formation et les besoins de l’économie nationale.
S’agissant de la répartition géographique des projets retenus, le ministre a fait état de 333 projets dans la région Est, de 317 dans la région Centre et de 287 dans la région Ouest. En effet, la région Est arrive ainsi en tête avec environ 35,5 % des projets sélectionnés, devant le Centre, qui en représente près de 33,8 %, et l’Ouest, avec environ 30,6 %. Cette répartition illustre, souligne-t-il, la présence de porteurs de projets innovants dans les différentes régions du pays et la mobilisation des établissements d’enseignement supérieur autour de l’entrepreneuriat universitaire.
Sur le plan technologique, les applications et plateformes numériques occupent la première place avec 314 projets retenus, soit près de 33,5 % de l’ensemble des projets sélectionnés. Les applications et plateformes reposant sur l’intelligence artificielle arrivent en deuxième position avec 171 projets, suivies des équipements et dispositifs électroniques, avec 146 projets, et des solutions connectées et de l’Internet des objets, avec 136 projets. Au total, ces quatre domaines regroupent 767 projets, soit près de 81,9 % des projets sélectionnés.
Les autres projets couvrent notamment les produits biologiques et alimentaires, les matériaux, la chimie et les produits manufacturés, les produits pharmaceutiques, cosmétiques et de santé, ainsi que les services et la formation. Cette diversité témoigne de l’étendue des applications envisagées par les porteurs de projets universitaires, au-delà des seuls domaines du numérique.
Les résultats de ProtoMarket 2 concernent également le réseau d’accompagnement entrepreneurial universitaire. Selon les chiffres communiqués, 98 établissements universitaires ont bénéficié du dispositif sur les 117 incubateurs ciblés, soit près de 83,8 % des structures concernées. Les incubateurs universitaires jouent un rôle central dans l’accompagnement des porteurs de projets, depuis la maturation de leurs idées jusqu’au développement de prototypes. Ils contribuent également à renforcer la faisabilité technique et économique des solutions proposées et à préparer leur éventuel passage vers la production et la commercialisation. En somme, cette dynamique traduit l’orientation de l’université algérienne vers l’ancrage d’une culture de l’initiative et de l’innovation, ainsi que le renforcement des liens entre la formation, la recherche scientifique et les exigences du développement. Il est à noter que ProtoMarket est un dispositif national de soutien et de financement destiné à concrétiser les idées innovantes sous forme de prototypes, en vue de leur transformation en produits pouvant être fabriqués et commercialisés.
Par Z R.



