4e Conférence africaine des start-up: Tebboune plaide pour un marché technologique unifié
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a souligné que le Congrès africain des start-up, dont les travaux ont été ouverts samedi à Alger, traduit l’engagement de l’Algérie à renforcer la coopération continentale sur des bases durables et efficaces.

Dans un discours lu en son nom par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, à l’ouverture de l’African Startup Conference 2025, le Chef de l’État a noté que cet événement est devenu un véritable incubateur pour ces entreprises à l’échelle africaine. Il a en effet souligné l’importance de ce rendez-vous continental, qui constitue « le plus grand espace réunissant les jeunes innovateurs » et représente « une opportunité renouvelée pour l’échange d’expériences et le développement de l’entrepreneuriat en Afrique », précisant que le slogan du congrès, « Pour l’émergence de champions africains », est « un message clair exprimant les capacités de notre jeunesse à transformer les défis en opportunités et les ambitions en réalité économique fondée sur le savoir et l’innovation ».
Le président a ajouté que le congrès incarne « l’esprit de l’Afrique ambitieuse » et vise également « à renforcer la souveraineté technologique du continent », considérant que « la participation record à cette édition reflète l’importance du congrès aux niveaux continental et international, avec plus de 2 500 participants, plus de 40 délégations ministérielles, ainsi que 200 exposants et 150 investisseurs et innovateurs ». L’Algérie, en accueillant cet événement, traduit son engagement à renforcer la coopération continentale sur des bases durables et efficaces et à promouvoir les initiatives entrepreneuriales des jeunes Africains.

Cette édition, ajoute le président Tebboune, met également le Rwanda à l’honneur, en tant que modèle continental de transformation numérique et d’innovation, reconnu pour sa vision stratégique et sa volonté politique. L’African Startup Conference 2025 se tient seulement trois mois après la Foire africaine du commerce (IATF 2025), confirmant la volonté de l’Algérie de devenir une destination de premier plan pour l’innovation et l’intégration économique en Afrique. Dans son allocution, le président Tebboune a également souligné les efforts de l’Algérie pour créer un écosystème favorable aux start-up, grâce à un cadre légal et réglementaire flexible et numérique ; un système fiscal incitatif réduisant les charges et favorisant la croissance ; un environnement ouvert à l’innovation, connectant start-up, universités et centres de recherche ; ainsi que des investissements importants dans les infrastructures technologiques et de recherche.
À ce jour, plus de 13 000 start-up ont été soutenues, et l’objectif est d’atteindre 20 000 start-up d’ici 2029. Le président Tebboune a également rappelé que la création d’un Fonds continental pour le financement des start-up africaines est une initiative stratégique pour l’autonomisation des jeunes entrepreneurs sur le continent et pour renforcer la coopération entre les États africains dans le domaine de l’innovation et de la compétitivité.
Il a insisté sur l’importance de bâtir un marché africain unifié de la technologie, capable d’attirer davantage d’investissements et de mettre en valeur des entrepreneurs africains compétitifs à l’échelle régionale et mondiale. Il a rappelé que les éditions précédentes ont permis l’adoption par l’Union africaine de la Déclaration d’Algérie et le développement de programmes conjoints de soutien aux talents entrepreneuriaux et à la réduction de la fuite des compétences.
La précédente édition a également servi de base pour la stratégie africaine en intelligence artificielle, ouvrant la voie à la transformation numérique du continent. Outre le sommet ministériel, la conférence comprend 18 événements parallèles destinés aux jeunes entrepreneurs, des ateliers spécialisés et des sessions sur des thèmes tels que l’innovation, la recherche scientifique, la fintech, l’intelligence artificielle et la création de contenu.
Un salon mettra en lumière la créativité technologique des jeunes Africains. Les discussions aborderont également l’évolution des nouvelles technologies, les infrastructures de télécommunications, l’impact environnemental du numérique et les solutions pour renforcer l’adaptation aux changements climatiques.
