18/05/2026
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55e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures: L’expérience algérienne, un modèle ayant inspiré de nombreux pays

Les participants à une conférence consacrée au 55e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, organisée mardi à Alger par l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG), ont mis en avant la large portée internationale de l’expérience algérienne qui a incité de nombreux pays producteurs dans les années 1970 à emprunter la même voie, contribuant ainsi à la redéfinition des rapports de force sur le marché énergétique international.

Lors de cette rencontre placée sous le thème « Mobilisation et instrumentalisation des énergies nationales dans le processus de recouvrement de la souveraineté sur les ressources naturelles », les intervenants ont abordé le contexte et les facteurs ayant conduit au succès de la décision de nationalisation du 24 février 1971, ainsi que les sacrifices consentis sur le terrain par les ingénieurs algériens pour assurer la continuité de la production.

A ce propos, le directeur général de l’Institut, Abdelaziz Medjahed, a affirmé que la nationalisation des hydrocarbures a été le couronnement d’un long processus de lutte nationale pour le recouvrement de la souveraineté sur les ressources naturelles, y compris les actions de l’Etoile nord-africaine (ENA) depuis sa création en 1926, revendiquant la cessation de la spoliation des richesses nationales par le colonisateur.

Il a également souligné que la nationalisation des hydrocarbures est intervenue dans un contexte marqué par des décisions importantes pour asseoir la souveraineté nationale sur les grandes institutions, à l’instar de la nationalisation des mines en 1966.

A cette occasion, M. Medjahed s’est félicité des investissements engagés par l’Etat ces dernières années, ayant permis de lancer l’exploitation de la mine de fer de Gara Djebilet et de désenclaver la région du Sud-Ouest, soulignant que « la justice sociale demeure l’un des principes fondamentaux du mouvement national et de l’Etat algérien ».

De son côté, Ahmed Adimi, membre du conseil scientifique de l’INESG, a retracé le contexte historique général de la nationalisation des hydrocarbures, rappelant le parcours du mouvement national pour le recouvrement de la souveraineté sur les richesses nationales.

Pour sa part, l’expert en énergie, Mourad Preure, a affirmé, lors de son intervention, que la nationalisation des hydrocarbures en Algérie était « une étape charnière » dans l’histoire de la lutte des peuples pour avoir le contrôle de leurs ressources, ayant poussé de nombreux pays producteurs d’hydrocarbures à emprunter cette démarche dans les années 1970.

Cette nationalisation a consacré une nouvelle réalité énergétique à l’échelle mondiale avec l’émergence de compagnies énergétiques nationales, au moment où sept grandes sociétés contrôlaient alors environ 85 % des réserves internationales. « C’est dire l’impact significatif de la décision de nationalisation aux niveaux régional et international », a-t-il relevé.

A cet égard, M. Preure a expliqué que la décision de nationalisation reposait sur une vision méthodique afin d’éviter l’échec rencontré par d’autres pays dans leurs expériences avec cette option, soulignant que la spécificité de l’expérience algérienne résidait dans le fait qu’elle reposait sur une lecture précise des rapports de force internationaux à l’époque.

De son côté, le représentant du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE), Ammar Oulmi, a insisté dans son intervention sur le fait que le défi actuel réside dans « l’inéluctabilité » de la transition énergétique en Algérie, rappelant le potentiel considérable du pays dans le domaine des énergies renouvelables, ainsi que les projets et les partenariats lancés par l’Etat ces dernières années dans ce secteur.

Synthèse R E

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