18/05/2026
AGRICULTURE/PÊCHE

Économie et développement sectoriel: Cap sur l’industrialisation et la modernisation agricole

L’Algérie est à la croisée des chemins, s’engageant résolument dans une stratégie de développement qui mise sur l’industrialisation, la modernisation agricole et la numérisation. Ces axes, au cœur des priorités gouvernementales, ont été largement mis en avant lors d’une récente entrevue présidentielle. L’objectif est clair : transformer les structures économiques du pays pour assurer une croissance durable et renforcer la souveraineté nationale.

Le second mandat du président Abdelmadjid Tebboune s’articule autour de trois axes majeurs : la relance de la croissance économique, la lutte contre le chômage et la maîtrise de l’inflation. Selon Mourad Chenait, professeur en économie politique, invité de la « Chaîne I » de la radio nationale, « la volonté politique de relancer la croissance économique est manifeste, avec un focus sur l’industrialisation et la modernisation agricole, qui sont les piliers de cette nouvelle orientation ».

Dans ce cadre, plusieurs projets structurants sont en cours de concrétisation avec des partenaires internationaux de premier plan. Le Qatar et l’Arabie Saoudite sont impliqués dans des projets énergétiques et agricoles, tandis que l’Italie collabore dans les domaines de l’industrie automobile et des industries de transformation. Ces partenariats visent à renforcer des secteurs jugés stratégiques : agriculture, mines, énergies renouvelables et industrie manufacturière.

L’objectif est de réduire la dépendance aux importations, de stimuler la production nationale et de générer de nouveaux emplois. La numérisation, présentée comme un choix irréversible, constitue un autre pilier de cette transformation. Elle est conçue comme un outil clé pour moderniser l’État, lutter contre la corruption et réduire l’emprise de l’économie informelle, qui continue de peser lourdement sur les équilibres financiers. Pour les ministères encore en retard dans ce processus, une échéance finale a été fixée à la fin de l’année 2025. « La numérisation de l’administration, et plus particulièrement du fisc, est une mesure cruciale pour garantir la transparence et l’équité, tout en augmentant les recettes de l’État », a précisé M. Chenait, insistant sur l’impact positif attendu en matière de justice sociale et de gouvernance économique.

L’une des ambitions les plus affirmées de cette stratégie est le renforcement du dinar algérien. Sa valorisation passera par une diversification accrue de l’économie, l’amélioration de la production nationale et l’augmentation des exportations, notamment vers les marchés africains. Ce choix s’inscrit dans une logique régionale : l’Algérie aspire à consolider son rôle de puissance économique continentale et de moteur de l’intégration africaine. À ce titre, le pays met en avant un atout non négligeable : l’absence de dette extérieure. Cet élément, rare dans le paysage économique africain, est brandi comme une preuve de souveraineté et un gage de crédibilité sur la scène internationale. « Le renforcement du dinar est la conséquence logique d’une économie productive et diversifiée. Il constitue un signal fort adressé aux investisseurs et une affirmation claire de notre souveraineté économique», a –t-il conclu.

Par Mourad A.

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