Ouverture de la 4 e édition du salon ECSEL EXPO à Alger
La ministre plaide pour un e-commerce structuré
La ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdellatif, a souligné la nécessité de développer le commerce électronique « de manière organisée et responsable », afin d’éviter la prolifération d’activités parallèles hors des cadres légaux. « La vision de notre secteur repose sur une numérisation fondée sur la confiance, la transparence et la connaissance », a-t-elle déclaré en marge de l’inauguration de la 4ᵉ édition du Salon du e-commerce et des services en ligne (ECSEL EXPO), au Palais des expositions des Pins maritimes (Safex).

Accompagnée du ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, du ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, ainsi que de la Haut-commissaire à la numérisation, Meriem Benmouloud, la ministre Abdellatif a insisté sur la mise en place d’un marché organisé garantissant l’équilibre entre la liberté d’entreprendre et la protection du consommateur.
La ministre a également mis en avant l’importance d’intégrer les activités commerciales informelles dans le circuit économique national pour promouvoir l’inclusion économique et financière. Selon elle, « l’expansion du commerce sur les espaces numériques impose une véritable mutation du secteur », d’où la nécessité d’instaurer un environnement numérique moderne, propice à l’innovation et favorable aux jeunes entrepreneurs souhaitant lancer leurs projets en ligne.
Amel Abdellatif a rappelé que cette dynamique s’appuie sur plusieurs axes concrets : la modernisation du cadre juridique régissant le e-commerce, la sensibilisation des commerçants à l’usage du paiement électronique en partenariat avec les banques, ainsi que la numérisation des services administratifs et commerciaux. L’objectif est de simplifier les démarches, de faciliter l’enregistrement des activités et de permettre l’obtention du registre du commerce via des plateformes électroniques. En effet, la réglementation du commerce en ligne devient plus que nécessaire, notamment avec la montée de ce genre d’activités commerciales.
Cette expansion a fait apparaître de nouveaux phénomènes, à l’instar des arnaques. D’ailleurs, le nombre de litiges ne cesse de croître. Selon Mustapha Zebdi, président de l’APOCE, les litiges liés au commerce électronique figurent parmi les plaintes déposées au niveau de l’Association, représentant ainsi 16 % du total des réclamations. Pour sa part, Chems Eddine Habhoub, initiateur du Salon ECSEL EXPO, a affirmé sur les ondes de la Radio nationale que cette 4ᵉ édition consacre la maturité du e-commerce en Algérie et traduit la montée en puissance d’un véritable écosystème numérique national. Selon lui, le salon, devenu le plus grand du genre en Afrique, réunit l’ensemble des acteurs du commerce en ligne : entreprises, start-up, institutions, banques, opérateurs logistiques et prestataires technologiques.
« C’est une plateforme d’échanges et d’opportunités, mais aussi un laboratoire d’idées pour repenser la manière de produire, de vendre et de consommer à l’ère du numérique », a-t-il souligné. Il a également précisé que plus de 130 exposants participent cette année pour la première fois à l’événement, dont 60 jeunes start-up réunies dans un espace baptisé Start-up Arena, conçu pour favoriser la visibilité et les partenariats.
Il a mis en avant la nécessité d’adopter la numérisation comme un véritable levier de compétitivité et de modernisation du tissu économique. « La transformation digitale n’est plus une option, mais une exigence. Elle conditionne la durabilité des entreprises et leur capacité à s’intégrer dans les chaînes de valeur mondiales », a-t-il affirmé.
Par M A.
