430 équipements publics, dont 330 écoles, seront réalisés en 2026
150 milliards de DA alloués par l’Etat
En 2026, un budget de 150 milliards de dinars (DZD) sera alloué à la réalisation de 430 équipements publics, dont 330 établissements éducatifs. Ce programme vise à renforcer les infrastructures publiques et à améliorer les services essentiels pour les citoyens. Ainsi, cette initiative, portée par le ministre Mohamed Tarek Belaribi, témoigne de la volonté politique de garantir, dès l’année prochaine, une meilleure intégration entre l’habitat et les services publics essentiels.
Lors d’une réunion conjointe avec Mohamed Seghir Saâdaoui, ministre de l’Éducation nationale, Belaribi a rappelé que l’effort d’investissement consenti ces dernières années a pris une trajectoire ascendante, reflétant une volonté politique claire : rapprocher les infrastructures éducatives des nouveaux pôles urbains. Pour 2026, la répartition des équipements éducatifs illustre cette ambition : 200 écoles primaires, 80 collèges et 50 lycées, intégrés dès la conception aux programmes d’aménagement des nouveaux ensembles de logements. Cette stratégie s’inscrit dans la continuité d’un mouvement largement entamé.
Entre 2020 et 2024, 677 équipements éducatifs avaient été enregistrés, avant l’ajout de 224 équipements dans le cadre de la loi de finances 2025. Mais l’année 2025 a surtout marqué un bond spectaculaire en matière de livraison : 322 structures éducatives ont été réceptionnées en une seule année, soit plus de la moitié de ce qui avait été livré entre 2020 et 2024.
Une accélération qui, selon le ministre, « traduit le passage d’une logique de programmation à une logique de concrétisation ». Dans cette optique, Belaribi a instruit les directeurs des équipements publics de lancer les établissements scolaires en parallèle des chantiers de logements, notamment dans le cadre du programme Aadl 3, dont 46 000 unités viennent d’être lancées, dont 8 000 dans le pôle urbain de Sidi Saâd à Constantine. « Les citoyens doivent emménager dans des quartiers complets, où l’école, comme les autres services publics, n’arrive pas en décalé mais fait partie intégrante de la vie du nouveau quartier », a insisté le ministre. Un second volet des directives concerne les bureaux d’études, appelés à concevoir des établissements scolaires au cachet architectural renouvelé, alliant modernité, identité urbaine algérienne et respect des standards pédagogiques. Belaribi a cité «l’exemple inspirant de l’école livrée récemment à Laghouat », désormais considérée comme une référence nationale.
Pour garantir le respect des délais, la qualité des ouvrages et la levée rapide des contraintes, le ministre a enfin annoncé la création de commissions locales de suivi, présidées par les directeurs du logement et regroupant les responsables des équipements publics et ceux de l’éducation. Leur mission : assurer une coordination directe sur le terrain et suivre quotidiennement l’avancement des projets, particulièrement dans les nouveaux quartiers en construction.Avec ces 150 milliards de dinars alloués et un programme d’équipements d’une ampleur inédite, 2026 devrait ainsi s’imposer comme une année charnière, consolidant l’idée d’un urbanisme intégré où habitat et éducation avancent désormais au même rythme.
Par A. A.
