28/05/2024
ACTUNATIONAL

Hydrocarbures, EnR… L’Algérie appelée à accroitre ses investissements

L’ancien ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, a estimé nécessaire d’accroitre les investissements dans le domaine énergétique fossile conventionnel et non conventionnel et également les énergies renouvelables. Il a préconisé d’investir dans le gaz naturel qui reste une source propre et d’avenir. Ce dernier représente 23% du mix énergétique mondial actuellement et devrait atteinte les 28% à horizon 2050. En Algérie notre mix énergétique est à 99% gaz, d’où la nécessité de le changer. Donc le premier investissement à faire c’est d’abord de maintenir et préserver les réserves et la capacité de production.

Sur ce point, il a plaidé pour l’exploitation du gaz de schiste (non conventionnel). «Il ne faut pas se focaliser seulement sur réserves conventionnelles qui ne sont pas suffisantes mais il faut investir dans le renouvellement des réserves et développer le gaz de schiste au moins pour compenser à terme la baisse de la production conventionnelle», affirme-t-il, en assurant que la loi 19-3 sur les hydrocarbures accorde une grande importance pour la protection de l’environnement. L’ancien Pdg de Sonatrach également a indiqué que le projet de gaz de schiste a été diabolisé pour des raisons environnementales.

L’autre investissement urgent et prioritaire  c’est d’investir dans la transition énergique. L’Algérie fait face aux dérèglements climatiques et « nous devons également se préparer à la taxe carbone qui sera en vigueur dès 2026», dira-t-il, en précisant que plus on investit dans les EnR, plus nous économisons du gaz aussi bien pur les générations futures que pour les exportations.

Attar a estimé que le programme EnR de 15 000 MW n’est pas suffisant et qu’il ne répond qu’à 12 et 15 % de la production totale de l’Algérie. À cet effet, il faut doubler les investissements dans les EnR en mettant l’argent nécessaire. Sur ce point, l’ex Pdg de Sonatrach a appelé à la révision de la réglementation actuellement à libérant davantage l’investissement et le financement des projets EnR par le privé. D’ailleurs, même l’exploitation de l’hydrogène vert nécessite l’utilisation des EnR.

Z R.

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