2025, l’année de la croissance et des acquis sociaux
L’année 2025 a été marquée par des décisions historiques en Algérie, visant à consolider le caractère social de l’État et à améliorer le pouvoir d’achat des citoyens, tout en poursuivant la diversification économique et le renforcement de la résilience nationale.

Sous l’impulsion du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, plusieurs réformes sociales ont été mises en œuvre durant l’année 2025, dont notamment la revalorisation du salaire national minimum garanti (SNMG), l’augmentation des pensions et des allocations de retraite, ainsi que de l’allocation-chômage.
Ainsi, le Salaire national minimum garanti (SNMG) a été relevé de 20.000 à 24.000 DA, tandis que l’allocation-chômage est passée de 15.000 à 18.000 DA, offrant un soutien supplémentaire aux travailleurs et aux demandeurs d’emploi.
Les retraités ont également bénéficié d’augmentations de pension : 10% pour ceux percevant moins de 20.000 DA et 5% pour les pensions supérieures. Par ailleurs, la protection sociale des femmes a été renforcée avec un congé de maternité porté à cinq mois, incluant des prolongations possibles en cas de naissance d’un enfant handicapé ou malade.
Dans le secteur de l’éducation, l’âge de départ à la retraite a été abaissé pour les enseignants et professeurs, tandis que 82.410 enseignants contractuels ont été intégrés, portant le total à 144.410 enseignants. A cela, s’ajoutent l’augmentation de la bourse des étudiants, la revalorisation de l’allocation touristique, l’octroi d’un quota supplémentaire de carnets de hadj au profit des personnes âgées ayant participé, à plusieurs reprises, aux tirages au sort sans êtres retenus, ainsi que la prise en charge totale des malades atteints de cancer, ne bénéficiant pas d’une couverture sociale.
Une économie diversifiée et résiliente
Sur le plan économique, l’Algérie a affiché en 2025 des performances notables, en particulier dans les secteurs hors hydrocarbures. La Banque mondiale a estimé la croissance à 4,1% au premier semestre, avec un taux prévu de 3,8% sur l’ensemble de l’année, portée par des secteurs comme l’industrie (+6,4%), le commerce (+6,7%), l’agriculture (+4,5%) et l’électricité/gaz (+9,7%).
Le Produit intérieur brut (PIB) a atteint 19.433 milliards de dinars au premier semestre, contre 18.252 milliards en 2024, soit près de 150 milliards de dollars. La solidité économique est soutenue par la croissance hors hydrocarbures, un niveau de réserves de change confortable, un endettement quasi nul, et la résilience du secteur bancaire.
Les investissements industriels ont progressé, représentant près de 50% des nouveaux projets enregistrés auprès de l’AAPI, tandis que la production industrielle nationale a augmenté de 6,3%, portée par l’énergie, les mines, les carrières et les matériaux de construction.
Le secteur agricole a maintenu sa contribution au PIB à environ 15%, avec plus de 2,7 millions d’emplois, et des productions recordes dans plusieurs filières, dont la pomme de terre, la tomate industrielle, l’oignon, les dattes, les agrumes et les viandes blanches.
Des projets structurants pour l’avenir
Par ailleurs, le projet d’exploitation du minerai de fer de Gara Djebilet a marqué l’actualité économique de l’année 2025, avec l’intensification des efforts visant l’achèvement de ce méga projet en vue de son entrée en exploitation début 2026. Cette mise en exploitation s’accompagnera de la mise en service de la ligne ferroviaire Tindouf-Béchar, s’étendant sur plus de 950 kilomètres.

A ce propos, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a souligné, lors d’une réunion du Conseil des ministres, que l’exploitation locale du minerai de fer de Gara Djebilet constituait « un événement inédit dans l’histoire de l’Algérie indépendante, incarnant une nouvelle orientation fondée sur la souveraineté économique et la diversification des ressources hors hydrocarbures ».
Dans le domaine du logement, les pouvoirs publics ont lancé en 2025 le programme AADL3 à travers l’ensemble du territoire national, réaffirmant la volonté de l’Etat de soutenir ce secteur stratégique en améliorant l’accès au logement, parallèlement à de vastes opérations de distribution de logements de diverses autres formules, dans le cadre de l’ambitieux programme du président de la République et qui vise la réalisation de deux millions d’unités à l’horizon 2029.
Le secteur de l’hydraulique a, quant à lui, été renforcé par la mise en service de cinq grandes usines de dessalement de l’eau de mer, implantées dans les wilayas d’El Tarf, Boumerdès, Tipasa, Oran et Béjaïa. D’une capacité de production de 300.000 m3/jour chacune, ces installations portent à 19 le nombre total de stations de dessalement opérationnelles à l’échelle nationale.
Par Sirine R
