18/05/2026
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Universités: Feu vert au financement de 89 projets d’entrepreneuriat

L’université algérienne confirme sa transformation progressive en acteur à part entière du développement économique national. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a ainsi donné son feu vert au financement de 89 projets d’entrepreneuriat portés par des étudiants, à travers les centres de développement de l’entrepreneuriat relevant des établissements universitaires. Cette décision illustre la montée en puissance de l’esprit entrepreneurial sur les campus et l’adhésion croissante des étudiants à la création de micro-entreprises.

Selon le communiqué du ministère, ces projets couvrent un large éventail de secteurs stratégiques, allant de la santé et de la pharmacie à l’industrie, en passant par l’agriculture, les services, le bâtiment et les travaux publics, le tourisme, les télécommunications, le textile et les industries manufacturières. Cette diversité témoigne de la capacité des universités à générer des initiatives économiques en phase avec les besoins du marché et les priorités nationales. Les projets retenus émanent de plusieurs universités à travers le pays, notamment celles de Mascara, Sétif, Sidi Bel Abbès, Tissemsilt, M’sila, Guelma, Alger, Tlemcen, Laghouat, Relizane, Biskra, Tiaret, El Bayadh, Souk Ahras, El Oued, Béjaïa, Constantine, Tipasa, Khenchela, Médéa, Skikda et Blida, illustrant ainsi l’ancrage territorial de cette dynamique entrepreneuriale.

Cette évolution s’inscrit dans une vision stratégique plus large portée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, qui a réaffirmé à plusieurs reprises la détermination de l’université algérienne à jouer un rôle de levier du développement national. Lors d’une séance plénière au Conseil de la nation, il a souligné que l’université s’oriente désormais vers une contribution économique directe, en misant sur l’économie de la connaissance, l’innovation et la valorisation des résultats de la recherche.

Dans cette perspective, les programmes de formation ont été enrichis par des disciplines liées aux métiers de demain, notamment l’intelligence artificielle, la robotique, la cybersécurité, les systèmes autonomes, les mathématiques appliquées et les nanosciences, notamment au sein du Pôle scientifique et technologique de Sidi Abdellah, qui incarne cette nouvelle orientation.

Pour le ministre, les effets concrets de ces choix stratégiques se traduiront pleinement à moyen terme, dans un horizon de cinq à dix ans, à travers la formation d’ingénieurs et de compétences de haut niveau. Toutefois, les résultats déjà enregistrés témoignent d’une dynamique bien enclenchée. Au cours des deux dernières années, le secteur a comptabilisé 3.249 brevets d’invention, la création de 310 start-up, 2.611 micro-entreprises d’étudiants, ainsi que 430 filiales au sein de 117 établissements universitaires. À cela s’ajoutent 76 projets innovants directement orientés vers le secteur économique, confirmant le passage progressif de l’idée au projet, puis à l’activité génératrice de valeur.

Par Adem A.

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