18/05/2026
ACTUALITEFINANCE

Crédits bancaires pour le 1er semestre 2026: La BA fixe les plafonds des taux d’intérêt

La Banque d’Algérie a publié une note adressée aux banques et établissements financiers, fixant les plafonds des taux d’intérêt applicables aux crédits pour le premier semestre 2026.

Les taux d’intérêt des crédits à la consommation sont ainsi plafonnés à 10,36 % (-0,21 point par rapport au semestre précédent), 7,56 % pour les crédits à court terme (-0,12 point), 6,93 % pour les crédits à moyen terme (-0,06 point) et 6,40 % pour les crédits à long terme (+0,08 point).

Pour les crédits destinés au financement de l’habitat, le seuil des taux jugés excessifs a été fixé à 7,55 % (+0,01 point), tandis que celui du leasing s’établit à 11,01 % (-0,38 point). Le plafond des découverts bancaires a été arrêté à 8,26 %, soit une baisse de 0,40 point par rapport au deuxième semestre 2025.

Ces plafonds, renouvelables chaque semestre, sont calculés sur la base du taux effectif moyen pratiqué par les banques pour des opérations similaires au semestre précédent, majoré de 10 %, conformément à l’instruction de la Banque d’Algérie publiée en 2016 et modifiée en 2021.

À travers cette mesure, la Banque d’Algérie entend protéger les consommateurs de services financiers contre toute surfacturation ou dérive excessive des taux appliqués aux différentes catégories de crédits.

Il est à rappeler que le Conseil monétaire et bancaire de la Banque d’Algérie avait, fin août dernier, procédé à un double ajustement à la baisse : le taux directeur est passé de 3 % à 2,75 % et le taux des réserves obligatoires de 3 % à 2 %. Ces mesures d’assouplissement monétaire interviennent dans un contexte de décélération sensible de l’inflation annuelle et de croissance économique jugée vigoureuse, notamment hors hydrocarbures, avec pour objectif d’accroître la capacité du système bancaire à financer l’économie.

Dans son dernier rapport annuel publié en septembre, la Banque d’Algérie a souligné que les indicateurs très favorables de capitalisation, de liquidité et de rentabilité du système bancaire national « plaident pour une plus grande intermédiation du secteur, notamment par un financement accru de l’économie et une offre de services mieux adaptée aux besoins des agents économiques ». Le rapport note également que le niveau élevé du ratio de solvabilité traduit « une aversion excessive des banques au risque et un potentiel pour augmenter considérablement leur activité de crédit ».

Avec des fonds propres supérieurs au minimum requis, les banques locales disposent d’une marge de manœuvre importante pour réduire leur aversion au risque et augmenter l’encours des crédits. L’encours global des crédits bancaires a ainsi enregistré une croissance de 5,3 % en 2024.

Synthèse Selma R.

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