Projets numérique: Des avancées remarquables réalisées
L’Algérie franchit une étape charnière dans sa transformation numérique, marquant une avancée significative dans la modernisation de la gestion publique. Lors du Conseil des ministres tenu ce dimanche, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a salué le niveau très avancé atteint dans la digitalisation des données à travers l’ensemble des secteurs. Cette évolution repose notamment sur le lancement effectif de l’interconnexion des bases de données et sur leur exploitation analytique, un levier stratégique destiné à renforcer la gouvernance publique et à accroître l’efficacité de l’action de l’État.
À l’examen du rapport d’étape consacré à l’état d’avancement du processus, le chef de l’État a exprimé sa satisfaction quant aux progrès réalisés, soulignant que cette dynamique permettra d’identifier avec précision les dysfonctionnements existants et d’y apporter des solutions adaptées dans des délais maîtrisés. Pour le président Tebboune, la numérisation constitue désormais un instrument de souveraineté et de clarté, affirmant à ce propos qu’elle est « le seul moyen à même de garantir la transparence et de lutter efficacement contre la bureaucratie ». Il a insisté sur le fait que cet outil doit servir en priorité à la rationalisation des dépenses publiques et à l’amélioration concrète des services offerts aux citoyens, favorisant ainsi une prise de décision rapide, fondée sur des indicateurs réels et fiables.
Dans cette perspective, le président de la République a instruit les membres du Gouvernement de passer à une phase opérationnelle rigoureuse en formant, sans délai, des équipes techniques spécialisées au sein de chaque département ministériel. Le chef de l’État a d’ailleurs martelé l’importance de la fiabilité de l’information, déclarant que « la précision des données est le socle de toute politique de développement réussie ». Ces équipes auront pour mission essentielle d’assurer la mise à jour quotidienne des flux d’informations intégrés dans la base de données nationale, condition indispensable pour garantir une lecture fiable et une analyse prospective pertinente par les services de l’État.
Cette dynamique s’inscrit dans un cadre stratégique plus large. En mai 2025, l’Algérie a dévoilé sa Stratégie nationale de transformation numérique à l’horizon 2030, pilotée par le Haut-Commissariat à la numérisation. Cette feuille de route vise la digitalisation systématique de l’administration, la sécurisation des échanges de données et la consolidation de l’infrastructure numérique nationale. L’un des engagements majeurs du président Tebboune a été de généraliser la numérisation de l’ensemble des services publics avant la fin de 2025. À plusieurs reprises, il a affirmé que l’État était « à pied d’œuvre » pour atteindre cet objectif, soulignant la nécessité d’une numérisation exhaustive fondée sur des données fiables, indispensables au renforcement de la transparence et à la maîtrise des dépenses publiques. Dans la même dynamique, il a averti que « des mesures radicales seraient prises si la numérisation n’était pas finalisée d’ici fin 2025 », témoignant de l’importance stratégique accordée à ce chantier.
L’année 2025 a, par ailleurs, marqué un tournant opérationnel majeur avec le déploiement de projets structurants destinés à moderniser l’interaction entre l’État, les citoyens et les entreprises. Au cœur de cette stratégie, le lancement de la plateforme « Dzair Services » a instauré un portail unique pour l’e-administration, centralisant l’accès aux démarches en ligne et améliorant sensiblement leur efficacité et leur rapidité. Parallèlement, des avancées notables ont été enregistrées dans la gestion interne de l’État, notamment à travers la digitalisation des ressources humaines publiques, qui a permis la dématérialisation de millions de documents administratifs. Cette dynamique s’est également étendue au contrôle du patrimoine public avec la mise en service d’une plateforme dédiée au suivi des biens récupérés, un outil technologique clé pour garantir une transparence accrue dans la gestion des actifs de l’État.
Afin d’accompagner et de pérenniser cette transformation, l’Algérie déploie une stratégie ambitieuse axée sur la modernisation de ses infrastructures et l’intégration des technologies de pointe. Cet engagement se traduit par la construction de centres de données nationaux souverains, appuyés par une infrastructure d’interconnexion sécurisée destinée à assurer un hébergement et un traitement optimisés des données publiques. En parallèle, l’extension de la connectivité numérique franchit un palier décisif avec l’introduction programmée de la technologie 5G, un levier majeur appelé à stimuler l’innovation, à dynamiser l’économie numérique et à fluidifier les services en ligne à l’échelle nationale. Cette ambition technologique s’accompagne enfin d’un investissement soutenu dans l’intelligence artificielle et les systèmes avancés, concrétisé par la création d’écoles spécialisées et de structures de recherche dédiées, visant à former une nouvelle génération d’experts capables de mettre ces outils d’avenir au service du développement national.
Par Adem A.
