L’inflation poursuit sa décélération
Le rythme de l’inflation poursuit sa décélération en Algérie. À fin novembre 2025, l’indice des prix à la consommation affiche un glissement annuel de 1,5 %, confirmant le ralentissement progressif des tensions inflationnistes observé depuis plusieurs mois. Les dernières données publiées par l’Office national des statistiques (ONS) font ressortir une évolution globalement maîtrisée des prix, malgré des hausses ponctuelles enregistrées dans certains segments.

Dans la ville d’Alger, l’indice brut des prix à la consommation a progressé de 1,5 % en novembre par rapport au mois précédent, une hausse plus marquée que celle enregistrée en octobre (+0,8 %). Corrigé des variations saisonnières, l’indice affiche toutefois une augmentation plus contenue, de l’ordre de 2,1 %, traduisant l’impact de facteurs conjoncturels, notamment saisonniers, sur l’évolution mensuelle des prix. En glissement annuel, la hausse des prix à la consommation dans la capitale demeure limitée à 0,9 % entre novembre 2024 et novembre 2025. Parallèlement, le rythme d’inflation annuel, calculé sur la période allant de décembre 2024 à novembre 2025, s’établit à 1,5 %, confirmant un net ralentissement par rapport aux phases de tensions observées les années précédentes.
Cette dynamique est largement influencée par la baisse continue des prix des biens alimentaires, qui ont reculé de 0,7 % en novembre par rapport à octobre. En comparaison annuelle, la diminution est plus marquée, atteignant 5,6 %. Cette évolution est principalement portée par les produits agricoles frais, dont les prix ont baissé de 1,3 % sur un mois et de près de 8,9 % sur un an. Les fruits, la viande de poulet, les légumes et les œufs figurent parmi les produits ayant enregistré les plus fortes baisses, même si certains articles, à l’image de la pomme de terre, ont connu des hausses sensibles au cours de la période.
Les produits alimentaires industriels, pour leur part, affichent une quasi-stabilité sur le mois, avec un léger repli en glissement annuel. Cette évolution contribue à atténuer la pression sur le panier de consommation des ménages et renforce la perception d’un apaisement progressif du front des prix alimentaires. À l’inverse, les produits manufacturés demeurent le principal facteur de hausse de l’indice. En novembre, leurs prix ont augmenté de 4,3 % par rapport au mois précédent et de 9,5 % en variation annuelle. Cette progression est notamment tirée par certains articles à forte valeur, en particulier les bijoux et montres, dont les prix ont enregistré une hausse marquée.
Les services, quant à eux, évoluent de manière beaucoup plus modérée, avec une hausse mensuelle limitée à 0,2 % et un recul de 0,8 % en glissement annuel, jouant ainsi un rôle d’amortisseur dans l’évolution globale des prix. Au niveau national, la tendance est similaire. L’indice général des prix à la consommation a progressé de 0,9 % en novembre par rapport à octobre, tandis que l’inflation annuelle ressort également à 1,5 %. Les prix des biens alimentaires affichent, eux aussi, un recul à l’échelle nationale, confirmant que la détente observée à Alger s’inscrit dans une dynamique plus large touchant l’ensemble du territoire. Dans l’ensemble, les chiffres de novembre confirment une phase de stabilisation progressive des prix, marquée par un net ralentissement de l’inflation en glissement annuel.
Si certaines pressions sectorielles persistent, notamment sur les produits manufacturés, la baisse des prix alimentaires et la relative stabilité des services contribuent à maintenir l’inflation à un niveau contenu, offrant ainsi des perspectives plus favorables pour le pouvoir d’achat des ménages en cette fin d’année.
Par M. A.
