Industrie automobile: Vers une montée en puissance de la sous-traitance nationale
Le développement de la sous-traitance nationale dans l’industrie automobile était au cœur des discussions lors du deuxième atelier organisé en marge du « Mechanica Al Djazair ». Cette rencontre, encadrée par le groupe Stellantis, a réuni la Bourse de la sous-traitance et du partenariat de l’Ouest ainsi que l’entreprise Idi Net, spécialisée dans les faisceaux électriques, autour des perspectives d’intégration industrielle locale et de montée en gamme des fournisseurs algériens.
Lors de cette rencontre, le directeur général par intérim de Stellantis Algérie, Salim Ramdani, a affirmé que « le projet de Gara Djebilet permettra de fournir à l’avenir la matière première nécessaire à la fabrication de tôles, et nous l’annoncerons en temps opportun ». En effet, l’exploitation de ce gisement de fer est considérée comme un levier d’avenir, et permettra de fournir la matière première nécessaire à la fabrication de tôles destinées à l’industrie automobile locale, renforçant ainsi l’intégration amont de la filière. D’ailleurs, le complexe Tosyali Algérie a annoncé le lancement de la production de tôles d’acier plat (laminées à froid, galvanisées et prélaquées) destinées à l’industrie automobile et de l’électroménager. L’entrée en production de ces nouvelles unités est prévue entre août et septembre 2026, visant à couvrir les besoins locaux et l’exportation.

Le directeur général par intérim de Stellantis a souligné, par ailleurs, que l’agrément des sous-traitants locaux repose sur des conditions strictes, inscrites dans le cahier des charges, tout en affirmant la volonté du groupe d’aller au-delà des exigences réglementaires. Il a indiqué que le taux d’intégration avait atteint 20 % à la fin de 2025, après des débuts jugés difficiles.
Aujourd’hui, Stellantis collabore avec 13 sous-traitants dans l’industrie et autant dans les services après-vente, un segment qui offre, selon lui, des opportunités plus larges pour la fabrication locale de pièces, notamment pour la maintenance des véhicules. Le groupe prépare également un projet d’exportation de pièces de rechange destinées à l’après-vente vers les marchés africains, dont l’annonce est imminente.
Les intervenants à cet atelier ont également abordé l’évolution de la sous-traitance locale dans le secteur de l’industrie automobile et des services après-vente, sous l’encadrement du groupe Stellantis, avec la participation de la Bourse de la sous-traitance et du partenariat de l’Ouest et de l’entreprise Idi Net, spécialisée dans les faisceaux électriques.

De son côté, Rachid Bekhchi, président de la Bourse de la sous-traitance et du partenariat de l’Ouest, a évoqué les efforts déployés pour mener une opération de recensement de l’ensemble des sous-traitants et évaluer les capacités industrielles réelles de l’Algérie dans le secteur automobile et celui des pièces de rechange. Pour sa part, Ahcene Boussag, responsable de la sous-traitance au sein du groupe Stellantis, a donné des détails sur le mode de sous-traitance, précisant qu’il est structuré autour de quatre catégories. Il a expliqué : « Les industries des pièces plastiques ont enregistré des résultats positifs en matière de satisfaction de nos besoins, notamment en ce qui concerne la qualité des industriels qui se sont engagés avec nous pour constituer le noyau de l’intégration locale. Les grandes pièces plastiques ont, en revanche, représenté un défi, en particulier en raison de la complexité de certaines d’entre elles».
Il a également salué les résultats obtenus dans le domaine des faisceaux électriques (Les Faisceaux), à travers la conclusion d’un partenariat avec la société Idi Net, laquelle a signé à son tour des contrats avec de grandes entreprises mondiales spécialisées. Il a souligné que ces faisceaux sont désormais entièrement produits localement. Il a ajouté que la troisième catégorie de pièces concerne le verre, les batteries et d’autres composants à forte valeur ajoutée, ainsi que la catégorie des réservoirs. Globalement, Stellantis travaille à l’organisation de 40 références, tout en restant ouverte au dialogue avec les industriels et les investisseurs.
Par Zahir R.
