Production locale de médicaments anticancéreux: 15 établissements agréés par le ministère
Le développement de l’industrie pharmaceutique nationale dans le domaine des traitements anticancéreux se renforce en Algérie. Le nombre d’établissements agréés par le ministère de l’Industrie pharmaceutique pour la production de médicaments destinés au traitement du cancer a atteint 15 unités, dont 11 sont actuellement en exploitation effective, a indiqué lundi une responsable du ministère.
Dans une déclaration à l’APS, Rania Ferli, responsable à la direction de la production pharmaceutique, a précisé que le tissu industriel national, qui comprend au total 233 établissements pharmaceutiques toutes spécialités confondues, compte 11 unités actives dans la production de médicaments anticancéreux. Celles-ci, dont le groupe public Saïdal, assurent la fabrication de 172 médicaments utilisés dans le traitement de différents types de cancers. Ces produits s’inscrivent dans un portefeuille global de 439 médicaments actuellement commercialisés et destinés à la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), chargée d’assurer l’approvisionnement des établissements de santé spécialisés à travers le territoire national.
Outre les unités déjà opérationnelles, quatre nouveaux projets sont en cours de réalisation afin de renforcer davantage les capacités de production nationale dans ce segment stratégique. Par ailleurs, deux autres demandes d’agrément sont actuellement à l’étude, portant à 15 le nombre total d’autorisations délivrées pour la production de médicaments anticancéreux. La responsable a également souligné que l’écosystème national comprend un établissement spécialisé dans la production de dispositifs médicaux liés à la lutte contre le cancer. Celui-ci fournit notamment des équipements de dépistage PCR ainsi que du matériel destiné aux laboratoires d’anatomopathologie.
L’approvisionnement du réseau hospitalier national reste principalement assuré par la PCH, en tant qu’acheteur principal, tandis que les unités de production peuvent adapter leurs capacités en fonction de la demande. Les autorités envisagent également la valorisation des excédents de production à travers l’exportation, notamment vers les marchés africains.
Sur le plan industriel, le groupe Saïdal développe un projet stratégique de production de matières premières pharmaceutiques dans la wilaya de Sétif, en partenariat avec des firmes étrangères spécialisées. Cette future unité, la première du genre en Algérie et en Afrique selon la responsable, vise à produire des intrants essentiels à la fabrication de médicaments anticancéreux, dans l’objectif de renforcer la souveraineté sanitaire du pays.
Concernant le contrôle qualité, l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) assure un suivi strict des médicaments mis sur le marché. Elle procède à l’analyse des échantillons conformément aux normes internationales, ainsi qu’à l’enregistrement et au contrôle technique des produits avant leur autorisation de commercialisation.
Synthèse Selma R.
