17/06/2024
ACTUALITEINDUSTRIE

Industrie sidérurgique: Les directives du ministre au groupe Imetal

Le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, a mis l’accent, sur la nécessité d’intensifier les efforts, en vue d’améliorer la gouvernance et d’augmenter la production sidérurgique, en exploitant toutes les capacités disponibles, ainsi que sur l’impératif d’accélérer la cadence de réalisation des projets à l’arrêt au niveau du groupe Imetal.

Dans ce sens, le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, a donné des directives aux responsables du groupe des industries métallurgiques et sidérurgiques « IMETAL » quant à l’impératif d’assurer une coordination entre les filiales du groupe et de veiller à se mettre au diapason des développements enregistrés dans divers domaines pour la relance du secteur, lors d’une réunion qui l’a regroupé avec ces responsables. Une rencontre qui s’inscrit dans le cadre de l’évaluation de l’état des groupes industriels publics, indique le ministère dans un communiqué.

Lors de la réunion consacrée à la présentation du plan d’action 2024 de chaque filiale, ainsi qu’aux problèmes entravant leurs activités, le ministre a écouté les différentes explications et exposés présentés par les P-dg des filiales relevant du groupe.

A cette occasion, il a souligné «l’impératif d’assurer davantage de coordination entre les filiales dans le cadre de la conjugaison des efforts pour parvenir aux solutions idoines pour la relance du secteur», insistant sur «la nécessité d’adopter les contrats de performance pour réaliser les objectifs tracés».

Le ministre a également donné d’autres directives notamment sur la nécessité de respecter les délais de livraison des projets, en focalisant davantage sur le taux de rendement et en veillant à diminuer les coûts, à travailler avec rationalité et à éviter le gaspillage notamment dans certaines filiales, ainsi qu’à suivre les évolutions dans les différents domaines, note le communiqué.

Le groupe Imetal, faut-il le savoir, qu’en dépit de problèmes de gouvernance, a tout de même pu réaliser à fin exercice 2021 un chiffre d’affaires de 154 548 millions de dinars, soit plus que le double (+220%) par rapport à l’exercice précédent.

Bien qu’en réel expansion, ce secteur subit les contrecoups d’un «mauvais management». C ‘est pour cela, que le Ministre en charge de ce secteur, a assuré que son département ministériel «œuvre à accompagner ces groupes industriels publics, toutes filiales confondues, et à suivre tous les problèmes en vue de trouver les solutions idoines dans les meilleurs délais, conformément aux lois, pour faire de l’année 2024 une année industrielle par excellence et promouvoir l’économie nationale, en application des instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune».

L’avenir de la sidérurgie assuré?

Conscient des défis pris par le président de la République et son gouvernement, le premier responsable d’Imetal, s’est engagé à mobiliser toutes les énergies pour les relever. Pour ce faire, il a été modifié et affiné la stratégie mis en place. Il s’agit, notamment, d’investir en ciblant de grands projets de forte valeur ajoutée, recourir aux partenariats pour réussir un développement fructueux et rapide, s’interdire d’exercer des activités à rentabilité négative, contribuer à la promotion des exportations et à la diminution des importations, offrir aux clients des solutions complètes comprenant les produits et les services associés, revaloriser la fonction recherche et développement, augmenter les capacités de production existantes et surtout développer de nouveaux produits. Beaucoup d’experts assurent, que la réussite de ce secteur doit passer par une autosuffisance des besoins.

10 millions de Tonnes d’acier en 2025

Cette autosuffisance concernera, entre autres, les produits sidérurgiques, la vocation du groupe. En effet, le portefeuille d’Imetal dispose de plusieurs sociétés sidérurgiques et métallurgiques en partenariat, telles que Algerian Qatar Steel (AQS) avec 51%, Silometal (60%), AV Metal (51%) et en totale propriété l’EPE Sider El Hadjar, le groupe Sider…

L’Algérie prévoit en 2025 la production de 10 millions de tonnes ; le double par rapport à celle réalisée actuellement. Un chiffre qui permettra au pays de renoncer définitivement à l’importation. Ouvert aux partenariats stratégiques, le groupe Imetal renvoie une belle image à l’investissement étranger.

D’autres acteurs de ce secteur, assurent que la siderurgie, en Algerie, représente un réel espoir, car selon les projections faites en la matiére,  Sider el-Hadjar et Tosyali Algérie, la production sidérurgique connaîtra une nouvelle dynamique en 2024. Le complexe d’El-Hadjar, à travers son plan de développement des activités, compte augmenter sa capacité de production.

L’Algérie est un grand pays, qui jouit d’une position géographique stratégique, étant proche des principaux consommateurs et des sources de matières premières. Ses réserves de minerai de fer sont également comparables à celles du Brésil et du Canada». La production sidérurgique du pays connaîtra une nouvelle dynamique durant l’année 2024 donc, si on se réfère aux projections des principaux acteurs du secteur dont les annonces sont beaucoup plus rassurantes. Le maillage économique se dessine à travers le lancement de plusieurs projets porteurs. Et  des économistes affirment que ce secteur ne peut que progresser.

Par Reda Hadi

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