Accidents de la route: Plus de 1 400 morts en neuf mois
L’Algérie continue de faire face à un lourd bilan en matière de sécurité routière. Selon les chiffres présentés par le Commandant Nassim Bernaoui, sous-directeur des statistiques et de la communication à la Direction générale de la Protection civile, pas moins de 51.000 accidents ont été enregistrés entre janvier et fin septembre 2025. Ces drames ont coûté la vie à 1.438 personnes et provoqué des blessures chez 64.537 autres.
S’exprimant sur la « Chaîne II » de la radio nationale, le Commandant Bernaoui a souligné : « Ce sont des chiffres effrayants, qui montrent que la route reste un danger permanent », tout en rappelant que, malgré les campagnes de sensibilisation, des comportements irresponsables persistent. La période estivale s’est révélée particulièrement tragique, avec 26.118 blessés et plus de 536 décès enregistrés entre juin et septembre. « L’été concentre toujours le pic des drames routiers.
Un seul accident peut faire plusieurs victimes, ce qui alourdit considérablement le bilan », a-t-il déclaré. Les causes principales restent les mêmes : vitesse excessive, manœuvres dangereuses, dépassements imprudents, mauvais entretien des véhicules et non-respect des règles de priorité. « Nous ne parlons pas ici de la majorité des automobilistes, dont beaucoup conduisent avec responsabilité. Mais il suffit d’une minorité, à peine 1 % des conducteurs, pour mettre en danger la vie de milliers de personnes », a averti le responsable.
Il a également dénoncé les cortèges de mariages, longtemps sources d’accidents. « Grâce aux efforts conjoints des services de sécurité et à la culture de signalement citoyen, cette pratique est en recul. Mais il reste encore des individus qui défient la loi en toute inconscience », a-t-il ajouté. À l’approche de la saison hivernale, la Protection civile prépare un dispositif spécifique. Les campagnes de prévention concerneront non seulement la sécurité routière, mais aussi les risques liés au monoxyde de carbone, aux pluies torrentielles et aux inondations.
Par M. A.
