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Les échanges commerciaux entre l’Algérie et la France ont enregistré un recul au cours des sept premiers mois de 2026, avec un volume cumulé estimé à 4,8 milliards d’euros, contre environ 5,5 milliards durant la même période de 2025, soit une baisse de près de 13 %. Cette évolution traduit un ralentissement des flux dans les deux sens, dans une relation économique où l’Algérie conserve toutefois des atouts importants, notamment grâce à ses exportations énergétiques et au poids de son marché.

Selon les données mensuelles du commerce extérieur français, arrêtées à juillet 2026 et publiées par la douane française, les importations françaises en provenance d’Algérie se sont établies à environ 2,6 milliards d’euros entre janvier et juillet, contre 3 milliards durant la même période de 2025. Dans le même temps, les exportations françaises à destination de l’Algérie ont atteint quelque 2,2 milliards d’euros, contre 2,5 milliards un an auparavant.

La contraction concerne ainsi les deux composantes du commerce bilatéral. Les achats français de produits algériens ont diminué d’environ 13 %, tandis que les ventes françaises vers le marché algérien ont reculé de près de 12 %. Malgré ce ralentissement, l’Algérie conserve une position excédentaire dans ses échanges avec la France sur les sept premiers mois de l’année.

Avec environ 2,6 milliards d’euros de produits algériens achetés par la France, contre 2,2 milliards d’euros de marchandises et services exportés par la France vers l’Algérie, l’écart atteint près de 400 millions d’euros en faveur de l’Algérie. Ce solde constitue un indicateur important dans l’analyse des échanges bilatéraux. Il montre que, malgré la baisse globale des flux, les exportations algériennes continuent de représenter une part significative du commerce entre les deux pays.

Les hydrocarbures occupent notamment une place importante dans les exportations algériennes vers le marché français. Le gaz naturel, le gaz naturel liquéfié et les produits pétroliers constituent une composante majeure de ces échanges. Cette position s’appuie sur les capacités de production et d’exportation de l’Algérie, ainsi que sur son rôle de fournisseur énergétique de premier plan dans la région méditerranéenne.

Du côté français, les exportations vers l’Algérie ont diminué d’environ 12 % sur un an, passant de 2,5 milliards d’euros sur les sept premiers mois de 2025 à 2,2 milliards durant la même période de 2026. Ce recul ne remet toutefois pas en cause l’importance du marché algérien, qui continue d’offrir des perspectives dans plusieurs secteurs liés à son développement économique.

Avec ses besoins en matière d’infrastructures, d’industrie, d’agriculture, d’équipements et de services, l’Algérie demeure en effet un marché majeur en Afrique du Nord. La dynamique de développement engagée dans plusieurs secteurs ouvre de nouvelles perspectives aux entreprises étrangères, notamment à celles capables de s’inscrire dans les priorités nationales en matière de production et d’investissement. Le recul de 13 % des échanges entre l’Algérie et la France sur les sept premiers mois de 2026 traduit donc avant tout un ralentissement des flux commerciaux.

Avec 4,8 milliards d’euros d’échanges cumulés, la relation bilatérale demeure significative, tandis que le solde commercial reste favorable à l’Algérie. La poursuite de la diversification de l’économie nationale et le développement de partenariats fondés sur l’investissement et la production locale pourraient désormais contribuer à donner une nouvelle dimension aux échanges entre les deux pays.

Par S. R.

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La rédaction des Enjeux Eco couvre l’actualité économique nationale et internationale.

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