L’Algérie et la Slovaquie affichent leur volonté de donner une nouvelle impulsion à leurs relations bilatérales, en misant notamment sur le développement des échanges économiques et la multiplication des opportunités de partenariat. Cette dynamique s’est illustrée à l’occasion de la visite officielle en Algérie du ministre slovaque des Affaires étrangères et européennes, Juraj Blanár, les 8 et 9 septembre, et de l’inauguration officielle de l’ambassade de la République slovaque à Alger.

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, qui a reçu son homologue slovaque, a souligné l’importance de cette nouvelle étape dans les relations entre les deux pays. Il a notamment estimé que l’ouverture de l’ambassade slovaque à Alger constitue « une étape importante dans l’histoire » des relations bilatérales et l’expression concrète d’une volonté commune de rapprocher davantage les deux pays.
Pour Ahmed Attaf, cette nouvelle représentation diplomatique doit surtout servir de catalyseur au développement des relations politiques, économiques et commerciales. « Les premiers moyens dont elle a besoin sont les ambassades, car elles jouent le rôle de catalyseur des efforts. Elles constituent des centres d’initiative et d’idées », a-t-il souligné.
Le chef de la diplomatie algérienne a également mis l’accent sur le potentiel économique encore insuffisamment exploité entre Alger et Bratislava. Les deux pays disposent, selon lui, de possibilités importantes de complémentarité et de développement de partenariats « fructueux, diversifiés et durables », fondés sur des intérêts mutuellement bénéfiques.
L’objectif affiché est désormais de passer « du potentiel aux résultats concrets ». Dans cette perspective, Ahmed Attaf a appelé à intensifier les efforts pour rapprocher les communautés d’affaires des deux pays, encourager les contacts directs entre les entreprises algériennes et slovaques et identifier les secteurs dans lesquels les capacités des deux parties pourraient être mises en synergie.
Cette orientation rejoint les discussions tenues entre les deux ministres, qui ont porté sur plusieurs secteurs prioritaires, notamment l’énergie, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, l’industrie, la gestion des ressources hydriques et la promotion des investissements. Ces domaines constituent autant de pistes susceptibles d’élargir la coopération économique et de diversifier les échanges entre les deux pays.
Outre la coopération économique, les deux parties ont également réaffirmé leur volonté de renforcer le dialogue politique et la concertation sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun. Les échanges ont ainsi porté sur plusieurs dossiers d’actualité et sur les moyens d’accroître la coordination entre Alger et Bratislava.
Sur le plan institutionnel, cette volonté de donner davantage de substance aux relations bilatérales s’est traduite par la signature d’un accord portant création d’une commission mixte chargée d’encadrer la coopération entre les deux pays et de lui donner une nouvelle impulsion. Un mémorandum d’entente a également été signé entre l’Institut diplomatique et des relations internationales algérien et l’Académie diplomatique slovaque.
Pour Ahmed Attaf, le développement du partenariat ne saurait toutefois se limiter aux relations gouvernementales et économiques. Il a insisté sur l’importance de renforcer la dimension humaine des relations algéro-slovaques à travers le développement des échanges académiques, scientifiques, culturels et humains, notamment entre les universités, les chercheurs, les institutions culturelles et les jeunes. « L’amitié entre les pays ne peut reposer uniquement sur les relations gouvernementales », a-t-il relevé, considérant que les échanges entre les peuples peuvent contribuer à une meilleure compréhension mutuelle et à la création de liens durables.
Synthèse Z R.



