18/05/2026
NATIONAL

Approvisionnement du marché en produits de base: Lutte tout azimut contre la spéculation

C’en est fini des spéculateurs qui ont pignon sur rue, En effet l’Etat se donne les moyens d’en venir à bout et de leurs activités malsaines qui gangrènent notre économie et mettent à mal la bourse de nos concitoyens. L’Etat se donne les moyens d’y parvenir. Et en cela la création d’un dispositif de veille, chargé de contrôler et de réguler quotidiennement l’approvisionnement du marché en différents produits de base, et un maillon essentiel de cette lutte.

Au sujet de cette cellule, les pouvoirs publics assurent qu’elle intervient dans le prolongement des efforts et de la détermination de l’Etat à lutter contre le phénomène du monopole et de la spéculation en mettant la fin aux agissements des bandes qui portent atteinte à la stabilité sociale.

Si ce type de lutte a marqué le pas un certain moment, elle reprend su poil de la bête à la faveur de la politique de transparence affichée par l’Etat.

A cet égard, le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a ordonné lors de la réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée lundi, « la création, cette semaine, d’un dispositif minutieux de veille, en coordination entre les ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture et du Commerce, chargé de contrôler et de suivre quotidiennement l’approvisionnement du marché en différents produits de base, exploités désormais par des bandes pour attenter à la stabilité sociale ».

Des économistes précisent que le Ramadhan est la période de référence pour analysée la mercuriale, et que ce mois représente un modèle d’étude et une opportunité pour les spéculateurs d’amasser des fortunes. D’ou l’obligation des pouvoir publics d’y mettre un terme.

Les lois existent, mais par manque de moyens et surtout de volonté politique forte, elles ne sont appliquées que timidement. Les premiers signes de cette volonté se précisent.

En effet depuis plusieurs mois, la politique gouvernementale du pays mène une lutte sans merci contre les spéculateurs et les barons de l’informel, en vue d’une meilleure réglementation du marché, d’une  protection sans faille des droits économiques des consommateurs, et d’un contrôle strict des prix. La conjoncture économique impose des mesures exceptionnelles.

Une série de perquisitions et d’arrestations continuent d’être menée par les différents services d’ordre, ce qui dénote de la détermination de l’État à lutter contre ces réseaux criminels qui, non seulement  s’adonnent à des activités illégales, mais portent atteinte à la sécurité du pays. 

Par le passé, l’absence de sanctions avait encouragé l’intervention d’intermédiaires entre le grossiste et le détaillant et avait accentué le phénomène de la spéculation et la concurrence déloyale.

le gouvernement met l’accent sur la nécessité d’intensifier les systèmes d’alerte et de contrôle, à commencer par les cités, les villages et les hameaux, en impliquant les autorités locales de manière à contrôler les prix des produits de base et approvisionner les marchés, tous types confondus.

Ceux-ci précisent que ces mesures s’inscrivent également dans le prolongement de celles déjà prises lors du Conseil des ministres en janvier dernier au cours duquel le Gouvernement a été instruit, en prévision du mois de Ramadhan, de poursuivre la lutte contre la spéculation tout au long de l’année et en dévoilant les spéculateurs et leurs plans à l’opinion publique.

Des observateurs disent que l ‘Etat ne peut ps tout faire, s’il n y a ps unne certaine coopération de la population.

Pour cela , il faut une nécessaire mobilisation de tous les acteurs, dont les commerçants, les consommateurs et les organisations de la société civile, pour contribuer à l’application de la loi et la mise en œuvre des instructions du président de la République qui visent à protéger la dignité du citoyen, en assurant la disponibilité des produits de base sur le marché.

Selon le communiqué de la présidence Ces mesures qui interviennent à quelques semaines du mois sacré de Ramadhan, visent à mettre fin aux agissements néfastes des spéculateurs.

Cela démontre toute l’importance accordée par l’Etat à la préservation du pouvoir d’achat des citoyens, victimes des pratiques malsaines de ces bandes qui créent des dysfonctionnements dans l’approvisionnement du marché. Il s’agit aussi d’encourager les agriculteurs à vendre directement aux citoyens, tout en leur affectant des espaces provisoires dédiés à cette activité lors du mois sacré.

La détermination de l’Etat à combattre la spéculation et protéger le pouvoir d’achat s’est traduite par la promulgation, fin 2021, d’une loi relative à la lutte contre la spéculation illicite, prévoyant des peines d’emprisonnement allant de 3 à 30 ans de prison et des amendes financières pouvant atteindre 2 millions de dinars.

Par Samir Chalabi

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