18/05/2026
ACTUALITEINDUSTRIE

Avec 562,9 milliards DA de chiffre d’affaires en 2025 : L’industrie nationale en plein essor

Le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a réaffirmé, jeudi à Alger, le rôle central du secteur industriel dans le soutien à l’économie nationale et dans la dynamique de diversification des exportations hors hydrocarbures. S’exprimant lors d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN), consacrée aux questions orales, le ministre a dressé un état des lieux détaillé des performances du secteur public industriel et commercial, tout en exposant les réformes engagées pour renforcer sa contribution à la croissance.

Dans son intervention, M. Bachir a mis en avant les résultats enregistrés par le secteur public industriel et commercial, qu’il a qualifié de « pilier essentiel de l’économie nationale ». Selon les chiffres communiqués, le chiffre d’affaires global du secteur a atteint, au titre de l’année écoulée, près de 562,9 milliards de dinars. Les exportations, quant à elles, ont dépassé 3,38 milliards de dinars, illustrant, selon le ministre, « la montée en puissance progressive des capacités productives nationales et leur orientation vers les marchés extérieurs ».

Le ministre a souligné que ces performances interviennent dans un contexte de transformation structurelle visant à réduire la dépendance aux hydrocarbures et à promouvoir une base industrielle diversifiée et compétitive. Le secteur industriel public, qui emploie près de 101 000 travailleurs, constitue à ce titre un levier majeur pour la création de valeur ajoutée et d’emplois durables.

Afin de consolider cette dynamique, le département de l’Industrie a engagé une série de réformes structurelles et organisationnelles. Celles-ci concernent notamment la restructuration des entreprises publiques économiques industrielles, désormais organisées au sein de huit sociétés holdings industrielles et de deux groupes industriels, en plus de participations majoritaires et minoritaires dans diverses entités. Cette nouvelle architecture vise à améliorer la gouvernance, à rationaliser la gestion et à renforcer la performance économique des entreprises concernées.

Un volet important de l’intervention du ministre a été consacré aux unités industrielles récupérées dans le cadre de la lutte contre la corruption. Conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, les actifs et biens de 92 unités de production, ayant fait l’objet de confiscations en vertu de jugements définitifs, ont été transférés au portefeuille du secteur public industriel et commercial.

Sur ces 92 unités, 62 ont déjà repris leurs activités au cours des années 2024 et 2025, a précisé M. Bachir. Vingt-deux autres unités devraient être relancées au cours de l’année en cours, tandis que huit unités supplémentaires sont programmées pour une remise en exploitation à l’horizon 2027. Cette opération de récupération et de relance vise à préserver l’outil de production national, à sauvegarder les emplois et à réintégrer ces capacités dans le circuit économique formel.

Abordant le dossier du secteur automobile, le ministre a rappelé les mesures prises par les pouvoirs publics pour réorganiser et relancer cette filière stratégique. Il a notamment évoqué l’autorisation accordée aux citoyens d’importer des véhicules touristiques de moins de trois ans, une mesure destinée à répondre aux besoins du marché tout en encadrant les flux d’importation.

Concernant la construction automobile et la fabrication de poids lourds, M. Bachir a indiqué que l’agrément a été accordé à 16 constructeurs. Ces autorisations couvrent plusieurs segments, allant de la fabrication de motos et de matériel agricole à la production de camions et de tracteurs. Dans ce cadre, l’entreprise « Stellantis Production Algérie » a obtenu l’agrément pour la fabrication de véhicules de la marque « Fiat », marquant une étape importante dans la relance d’une production automobile locale structurée.

Par ailleurs, deux licences préalables ont été octroyées à la société algéro-chinoise pour la fabrication de la marque « Chery » et à « Hyundai Motors Manufacturing Algeria » pour la production de la marque « Hyundai ». Ces projets restent conditionnés à l’obtention d’un foncier industriel adéquat, préalable indispensable à la concrétisation des investissements et à l’octroi des agréments définitifs. Le ministre a également annoncé que deux autres sociétés seront rendues publiques dès l’achèvement des procédures liées à leurs licences préalables.

À travers ces annonces, le ministre de l’Industrie a réaffirmé la volonté des pouvoirs publics de bâtir une industrie nationale solide, compétitive et orientée vers l’exportation, capable de jouer un rôle moteur dans la transformation structurelle de l’économie algérienne.

Par Réda Hadi

Publicité

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *