18/05/2026
INTERNATIONAL

Blé: Revue à la baisse de la récolte mondiale

Le ministère américain de l’Agriculture (USDA) a de nouveau abaissé mardi son estimation de production mondiale de blé pour la campagne en cours, principalement du fait de récoltes inférieures aux attentes en Australie, Canada et Argentine, frappés par la sécheresse.


Après avoir déjà diminué ses prévisions de 3,3 millions de tonnes en août, l’USDA les a encore réduites à 6 millions de tonnes dans son dernier rapport mensuel WASDE, très suivi par les analystes et le monde agricole.

A 787 millions de tonnes pour la campagne 2023-24, qui va d’une récolte à l’autre (juin à mai de l’année suivante), la production mondiale de la céréale reine est désormais attendue en repli par rapport au millésime 2022-23 (790 millions de tonnes). Dans le détail, l’USDA voit les volumes moissonnés en Australie se contracter de trois millions de tonnes. Le département australien de l’Agriculture a indiqué, début septembre, s’attendre à une « chute » de la production des cultures d’hiver, dont fait partie le blé.

L’Etat du Queensland (nord-est), ainsi que le nord de la Nouvelle-Galles du Sud (sud-est) et le sud de l’Australie-Occidentale (sud-ouest) ont été affectés par des conditions sèches, attribuables au phénomène météorologique El Nino.

La sécheresse a également frappé l’ouest du Canada, grande région de production du blé, en particulier la province d’Alberta, poussant l’USDA à amputer son estimation de récolte de deux millions de tonnes.

Manque de précipitations aussi en Argentine, où les volumes ont été diminués d’un million de tonnes, ainsi qu’en Union européenne. Ces baisses de production ne sont que partiellement compensées par un relèvement d’un million de tonnes de la production en Ukraine. Selon les estimations de l’USDA, la Russie représenterait quasiment 24% des exportations mondiales de blé contre 16% en 2021-22.

Le rapport WASDE a permis aux cours de se redresser, mardi, sans les faire décoller pour autant.
Après avoir enregistré, plus tôt en séance, son plus bas niveau depuis décembre 2020, le contrat le plus échangé sur le blé d’hiver américain de variété SRW (« soft red winter wheat ») a terminé en légère hausse de 0,51%, à 5,8750 dollars le boisseau (environ 27 kg). Pour autant, les analystes s’interrogent sur la propension de ce rapport à offrir un plancher au prix du blé, très mal en point depuis plusieurs semaines.

A plus longue échéance, les prix pourraient bénéficier de nouvelles révisions des estimations de production, notamment en Australie, où les récoltes de blé ne démarrent qu’en octobre. Autre marché mal en point, celui du maïs, dont les cours ont souffert mardi d’un petit relèvement de l’estimation de production mondiale, à 1.214 million de tonnes pour 2023-2024. L’USDA a, par ailleurs, diminué de près de 1,5 million de tonnes sa prévision de récoltes pour le soja, à 401,33 millions de tonnes, ce qui reste un niveau record.

Par R E/Agence

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