25/05/2024
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Classée 3eme puissance économique du continent: L’Algérie 1ere en réserves de change en Afrique

L’Algérie se classe au premier rang des plus grandes réserves de change en Afrique. Elle arrive en tête du classement avec 64, 6 milliards de dollars, en devançant  le Sud d’Afrique avec 62,3 milliards, l’Egypte avec 40,4 milliards et le Maroc avec 35,2 milliards et en bas du classement le Nigéria avec 34,3 milliards de dollars. Cette position de leader témoigne de la confiance des investisseurs dans l’économie algérienne et de sa capacité à gérer ses finances internationales. L’Algérie continue de renforcer sa position économique grâce à des réserves de change solides et à une gestion prudente.

Les investisseurs et les observateurs internationaux surveillent de près ces développements, conscients de leur impact sur la stabilité régionale et mondiale.

Au cours des six derniers mois, les réserves de change algériennes ont augmenté de manière impressionnante, une injection de 20 milliards de dollars a porté le total à 85 milliards USD. Cette croissance rapide est un signe positif pour l’économie nationale et renforce la confiance des investisseurs. Les réserves de change sont essentielles pour un pays. Elles représentent une épargne en monnaies étrangères (devises) ou en or détenue par la Banque centrale. Leur rôle est crucial pour combler les déficits commerciaux sans recourir à l’endettement extérieur. L’Algérie a su gérer ces réserves avec prudence et efficacité.

En 2017, l’Algérie avait atteint un niveau record de 97,33 milliards USD en réserves de change. Cependant, la chute des prix du pétrole avait entraîné une diminution progressive. Heureusement, depuis 2022, une reprise est en cours, et le pays se rapproche de ses niveaux historiques.

L’Algérie se trouve donc confortée dans ses choix, et outre  d’être le premier pays africain en terme de détention de réserves de change, le pays s’est hissé à la 3eme puissance économique du continent. Qu’il s’agisse des agences de cotation ou des institution financières internationales (FMI-Banque mondiale), l’Algérie ne cesse de brasser des bons points.

Une croissance impressionnante

L’Algérie a été témoin d’une croissance impressionnante de ses réserves de change en 2023. Selon les estimations de la Banque d’Algérie, ces réserves devraient atteindre 85 milliards de dollars à la fin de l’année. Cette augmentation substantielle de près de 24 milliards de dollars par rapport à la fin de 2022, où les réserves s’élevaient à 60,99 milliards de dollars, est un signe positif pour l’économie algérienne.

Selon les prévisions des experts, confirmées par le président du Sénat en septembre dernier, le montant des réserves de change devrait atteindre environ 85 milliards de dollars d’ici la fin de 2023. Cette croissance soutenue est un signe positif pour l’Algérie, mais elle met également en lumière la nécessité de diversifier l’économie afin de réduire sa dépendance continue à l’égard des hydrocarbures.

Une économie en mutation

L’Algérie continue de s’appuyer sur le secteur pétrolier pour soutenir sa croissance économique, mais les réserves de change en hausse offrent une marge de manœuvre supplémentaire pour diversifier l’économie et investir dans d’autres secteurs. Cette période de mutation économique est cruciale pour l’avenir du pays, et les autorités algériennes devront faire preuve de prudence et de vision pour saisir les opportunités qui se présentent. La croissance des réserves de change est un pas dans la bonne direction, mais la route vers une économie plus stable et diversifiée est encore longue.

L’Algérie, 1re puissance économique au Maghreb et 3eme Afrique en 2028

En prenant l’indicateur du PIB, selon le FMI, le PIB de l’Algérie avoisinerait 263 milliards USD d’ici 2028, arrivant à la troisième position du Top des 10 pays africains les plus riches et la première au Maghreb.

Des indicateurs appelés à s’améliorer davantage avec un effet taux de change qui devrait évoluer favorablement à l’avenir et qui traduisent ainsi «les bonnes performances de l’économie algérienne», tel que souligné par le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, Jihad Azour. D’un niveau de 33.225 milliards de dinars en 2023, soit 243 milliards de dollars au taux de change d’un dollar pour 137 DA, le PIB de l’Algérie devra ainsi passer à 36.764 milliards de dinars cette année, anticipe l’institution financière internationale à travers son dernier rapport sur l’économie algérienne publié fin mars écoulé. Au même taux de change de la monnaie nationale par rapport à la devise américaine, le PIB du pays devra continuer sa progression pour s’établir à 293 milliards de dollars l’année prochaine, puis à plus de 318 milliards de dollars en 2026, soit 43.634 milliards de dinars aux prix courants, selon les mêmes projections qui indiquent en outre que cet indicateur global de valeurs ajoutées devra dépasser les 50.347 milliards de dinars en 2028, soit l’équivalent de près de 370 milliards de dollars.

Quant aux perspectives économiques globales du pays à moyen terme, celles-ci découleraient surtout «des efforts de diversification de l’économie nationale et de sa capacité à attirer les investissements privés», note en définitive l’institution de Bretton Woods, tout en soutenant que «des réformes structurelles soutenues, audacieuses et profondes et des efforts résolus pour diversifier l’économie, améliorer le climat des affaires, attirer les investissements et exploiter de nouveaux marchés d’exportation pourraient stimuler davantage la croissance et la création d’emplois».

Par Réda Hadi

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