16/04/2024
NATIONAL

Construction automobile: Les sous-traitants locaux se préparent

L’essor nouveau est attendu de la construction automobile en Algérie, n’a de sens que dans la mesure, ou la sous-traitance de pièces de rechange est labélisée du sceau local. Autant dire que le développement du tissu de PME/PMI, est essentiel pour un taux d’intégration minimal dans ce type de construction.

En effet, il est reconnu que notre tissu de PME/PMI est en deca des normes internationales, il n’en demeure pas moins pourtant que malgré leur sous nombre, des professionnels de la sous-traitance s’engagent dans le défi d’améliorer le taux d’intégration.

Il faut préciser surtout que dés l’annonce de fabrication des premiers véhicules algériens, prés de 350 « petits patrons » se sont dits prêts à répondre au cahier de charges et affirment leur disponibilité à satisfaire la demande.

Une affirmation confirmée par des professionnels de ce secteur qui ont exprimé, leur détermination à s’inscrire dans la stratégie nationale en matière d’amélioration du taux d’intégration dans le domaine de la construction automobiles, saluant au passage les avancées constatées pour le lancement d’une industrie locale de véhicules.

C’est dans la cadre de la 16ème édition du Salon international de l’après-vente automobile et des services pour la mobilité «Equip Auto Algeria», qui se tient depuis lundi au Palais des expositions, que des operateurs nationaux dans le domaine de la fabrication et de la distribution de la pièce de rechange automobile, ont montré leur optimisme quant à la concrétisation des objectifs fixés en matière d’amélioration du taux d’intégration devant atteindre 30% au bout de cinq ans d’exercice pour les constructeurs automobiles agréés.

Pierre angulaire d’une construction automobile pérenne en Algérie, la sous-traitance se doit d’améliorer ses performances, pour être compétitive. Selon le président du Club économique algérien (CEA), réunissant des entreprises algériennes de la sous-traitance automobile, approché par des confrères, «la filière devrait connaître un essor significatif avec le lancement des projets de construction automobile, dans le cadre des partenariats avec des constructeurs étrangers».

Pour lui, «il est de l’intérêt de l’économie nationale de fabriquer localement les pièces de rechange et les composants nécessaires à l’industrie automobile».

Mettant en avant les retombées positives de ce secteur notamment en matière de création d’emplois et de réduction des coûts d’importation, celui-ci a insisté sur la nécessité d’améliorer le système de formation d’une main œuvre qualifiée et spécialisée, surtout.

En effet d’aucuns précisent que le manque de personnels qualifiés, peut être la pierre d’achoppement de ce type d’industrie.

Dans cette optique, le Club économique algérien, en partenariat avec l’Automotive Academy appartenant au groupe automobile suisse Lexus a procédé à la signature d’une convention de partenariat avec la Direction de la formation professionnelle de la wilaya d’Alger pour la création d’un centre de formation de référence dans les métiers de l’automobile au niveau de la commune de Reghaia.

Reste qu’hormis la spécialisation du personnel, la question de l’approvisionnement en matière première, n’est pas des moindres. 

A ce sujet, des fabricants sollicités par les constructeurs automobiles européens, se disent confrontés, à la contrainte de disponibilité de la matière première, à savoir le plomb qui est récupéré à travers les unités de recyclage.

L’auto tire la sous-traitance

Les fabricants algériens se disent prêts à relever le défi, car l’éssor de ce secteur ne peut que les tirer vers le haut. En effet, des PME sont sollicitées par les constructeurs installés en Algérie, dans des segments tels que les filtres à l’huile, filtre à carburants, bougies, balaies d’essuie vitre et des plaquettes de frein ainsi que des kits d’embrayage de technologie allemande, ou les batteries.

Pour booster la filière de la sous-traitance, les pouvoirs publics ont pris certaines meures. En effet, ces sous-traitants bénéficient d’un accompagnent du ministère du secteur dans leurs discussions avec les constructeurs internationaux devant s’installer en Algérie dans le but d’obtenir les homologations nécessaires. La loi oblige aussi le constructeur de s’approvisionner au niveau des sous-traitants homologués pour l’activité de ses autres sites de production à l’étranger.

Par ailleurs et dans le oui de promouvoir cette filière, les sous-traitants pourront produire de la pièce pour la première monte mais aussi les pièces de rechange.

En ce sens des sous-traitants sont d’ores et déjà homologués, et activent dans la câblerie, la pneumatique, composants plastiques et sièges automobiles notamment.

Par Reda Hadi

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