16/04/2024
NATIONAL

Diversification de l’économie nationale: Plaidoyer pour un accompagnement spécifique à l’entreprise

Des objectifs et projections ambitieux ont été fixés par le gouvernement, dont le but principale c’est d’amorcer une véritable transition et transformation économique. D’ailleurs, l’Algérie veut devenir un pôle de production par excellence durant les cinq prochaines années.

A cet effet, un accompagnement spécifique est plus que nécessaire pour l’entreprise Algérienne afin d’atteindre les objectifs fixés  par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à savoir atteindre une croissance de 5% en 2023 et l’exportation de 10 milliards de dollars de produits hors hydrocarbures. C’est un véritable défi et challenge pour les entreprises algériennes d’une manière générale.  Elles (les entreprises) sont appelées à évoluer et se moderniser à al fois sur le plan de la gouvernance et outil de production, selon ces nouvelles donnes, surtout se moderniser pour être au rendez-vous de cette transformation et perspectives, a recommandé l’expert en économie Abderahmane Hadef.

Par rapport à la gouvernance, dira-t-il, notre interlocuteur, il est important aujourd’hui de faire appel aux meilleures compétences, mais aussi intégrer les principes de bonnes gouvernances, en termes de transparence, gestion, en termes de rentabilités et enfin en terme de compétence, a recommandé notre interlocuteur.

S’agissant de l’outil de production, « l’entreprise algérienne doit évoluer pour moderniser son outil de production, en termes d’équipements de production performants et aussi en termes de capacités d’innovation et de développement des produits et services. Là, il est plus important d’intégrer les dernières technologies en termes de production ‘’la révolution industrielle 4.0’’, en faisant usage à grand échèle à des technologies numérique qui permettre d’améliorer la productivité et surtout la qualité qui permettra d’améliorer la compétitivité des produits et services algériens», détaille-t-il.

Sur ce point, ajoute-t-il, l’entreprise algérienne doit s’améliorer par rapport à ces aspects là et doit évoluer de façon rapide pour pouvoir prendre part à cette transformation économique et surtout prendre des parts sur le marché soit en local où à l’international. En effet, il est devenu aujourd’hui plus important que l’entreprise s’externalise et va sur les marchés internationaux. Ainsi, et en termes de la gouvernance, l’export doit intégrer leur réalisation comme l’innovation. Ces deux dimensions doivent être intégrées, dira Hadef, dans la nouvelle organisation dans nos entreprises afin de pouvoir aller prendre des parts du marché de plus en plus concurrentielles et soumis à la compétition.

Renforcer les dispositifs d’accompagnement

Questionné sur l’accompagnement des pouvoirs publics à l’entreprise, l’ancien président de la chambre du commerce et d’industrie Titteri, Abderhamane Hadef a estimé nécessaire de moderniser les instruments et les dispositifs qui sont mis en place pour l’accompagnement de l’entreprise en générale privé où public.

Dans ce cadre, il a recommandé de revoir tous ce qui est dispositif déjà d’accompagnement à l’entreprenariat et tous ce qui est dispositif d’accompagnement aux efforts de ré-industrialisation     comme agence de développement de la PME, bourse de sous-traitance, agence de développement de l’entrepreneuriat ANADE.

Aujourd’hui, il est important également, préconise-t-il, de travailler sur le développement de la dimension innovation en faisant appel à l’expertise scientifique par rapport au secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de les impliquer plus dans le monde économique. 

Et d’ajouter : « là nous avions déjà proposer la nécessité de la présence de ces centres de recherches au niveau même des zones industrielles, de zones d’actives, de parcs industriels pour pouvoir accompagner les entreprises durant  leurs efforts développement et efforts d’innovation surtout pour les PME que ne peuvent se permettre de développer seul pour manque de département de recherche, manque de compétence, manque de sources financières. Et là, je pense il est important d’envisager la présence de ces centres de recherche au niveau de parcs industriels».

S’agissant des dispositifs de soutien à l’export, ces derniers doivent être revus et réaménagés, notamment le rôle et missions d’Algex, CAGEX et la CACI. «Tous ces agences et organismes doivent aujourd’hui évoluer dans le sens des nouvelles perspectives, d’externaliser les entreprises algériennes, et de les accompagner», suggère-t-il, en recommandant de revoir le statut d’Algex et également de la SAFEX qui doit avoir une présence permanente à l’international pour accompagner les opérateurs économique, d’ailleurs même le président de la République a insisté sur ce point là, en ordonnant d’ouvrir des comptoirs et espaces permanant garantissant des expositions d’une manière permanant à l’international. En somme, tous ces aspects doivent être mise en place pour un meilleur accompagnement de l’entreprise algérienne à l’international pour une meilleure présence.

Par Zahir Radji

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