Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 prévoit la mobilisation de 125 675 postes, répartis entre 82 948 nouveaux postes budgétaires et 42 727 postes vacants à pourvoir. Cette opération répond aux besoins en ressources humaines des différents secteurs publics. La masse salariale globale est annoncée à 6 087 milliards de dinars, soit environ 34 % du budget de l’État.
L’Éducation nationale concentre la part la plus importante des postes prévus, avec 46 223 emplois, dont 7 000 destinés aux personnes issues de la formation. Cette dotation vise à renforcer l’encadrement pédagogique et administratif des établissements scolaires. La Santé arrive en deuxième position avec 28 329 postes, dont 21 836 réservés aux personnes issues de la formation, afin de répondre aux besoins en personnel des structures sanitaires.
D’autres secteurs bénéficient également de nouvelles dotations. L’Enseignement supérieur se voit attribuer 2 800 postes, tandis que le ministère des Finances en obtient 2 518. La Solidarité nationale dispose de 1 034 postes et le Commerce intérieur de 500. Cette répartition traduit la volonté de renforcer les effectifs des secteurs concernés, afin d’assurer la continuité des services publics et de mieux répondre aux besoins des usagers. En parallèle, le PLF 2027 prévoit de pourvoir 42 727 postes vacants, dont 13 328 dans les établissements publics à caractère administratif.
Cette opération complète les nouveaux recrutements et contribue à ajuster les effectifs aux besoins des administrations et des organismes publics. L’effectif budgétaire devrait ainsi passer de 2 898 814 agents en 2026 à 2 981 762 en 2027, soit une augmentation nette de 82 948 agents. Sur le plan financier, les dépenses de personnel pour 2027 sont évaluées à 5 916,8 milliards de dinars, aussi bien en autorisations d’engagement qu’en crédits de paiement, ce qui représente 33,1 % du total des crédits de paiement du budget de l’État.
Ce niveau confirme le poids de la rémunération des agents publics dans les finances publiques et souligne l’importance de la gestion des effectifs pour l’équilibre budgétaire. La mise en œuvre de ces prévisions dépendra des besoins exprimés par les différents secteurs et des modalités de recrutement retenues. Le suivi de la masse salariale et de l’évolution des effectifs constituera donc un enjeu majeur dans l’exécution du budget 2027, d’autant que les dépenses de personnel absorbent une part importante des ressources de l’État.
S R.



