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Le portefeuille de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (NESDA) compte 7 009 micro-entreprises opérationnelles en octobre 2026, contre 3 500 en décembre 2025. Cette progression traduit la montée en puissance du dispositif d’accompagnement des porteurs de projets, engagé dans une nouvelle approche depuis la restructuration de l’agence en janvier 2025, avec un accent particulier sur l’industrie et les activités à plus forte valeur ajoutée.

Intervenant sur la « Chaîne I » de la radio nationale, le directeur général de la NESDA, Bilal Achacha, a souligné que les entreprises recensées dans le portefeuille de l’agence sont entrées en phase de production ou de prestation de services. Cette évolution s’appuie notamment sur le renforcement de la formation entrepreneuriale et sur l’amélioration des mécanismes d’évaluation des dossiers. « Nous sommes passés de 3 500 micro-entreprises en décembre 2025 à 7 009 en octobre 2026, avec des projets qui ont effectivement démarré leur activité », a indiqué le responsable, mettant en avant les résultats de la nouvelle stratégie de l’agence.

Sur le plan de la formation, plus de 70 000 bénéficiaires ont été formés depuis janvier 2025 dans les centres de développement de l’entrepreneuriat, implantés au sein des universités et des établissements de formation professionnelle. D’après les estimations du directeur général, environ 10 % des personnes formées concrétisent directement leur projet de création d’entreprise. Par ailleurs, le taux d’acceptation des dossiers par les comités de financement locaux atteint 90 %, grâce notamment au renforcement de l’accompagnement et à la mise en place de services spécialisés dans l’analyse des risques.

La réorientation sectorielle constitue l’un des axes majeurs de cette stratégie. L’industrie représente désormais 32 % des projets, devant les services, qui concentrent 20 % du portefeuille, tandis que l’agriculture et les travaux publics affichent chacun une part de 11 %. Cette répartition traduit la volonté de diversifier les activités financées et de favoriser la création de micro-entreprises productives, capables de contribuer au développement du tissu industriel national et à la création de valeur. Dans le même esprit, la NESDA entend renforcer l’intégration de ces entreprises dans les chaînes de sous-traitance des grandes entreprises et des projets structurants. C’est pourquoi la plateforme numérique « Small Business Hub » a été mise en place : elle facilite les relations entre les micro-entreprises et les grands donneurs d’ordre, afin de leur permettre d’accéder à de nouveaux marchés et de participer davantage à la dynamique de production nationale.

L’inclusion figure également parmi les priorités de l’agence. La proportion de femmes entrepreneures est passée de 17 % en 2022 à 32 % actuellement, une progression liée notamment au rapprochement de la NESDA avec le milieu universitaire, grâce aux centres de développement de l’entrepreneuriat. Présente sur l’ensemble du territoire national, l’agence déploie en outre des actions destinées à encourager l’initiative entrepreneuriale dans les régions du Sud et les zones intérieures, en coordination avec différents partenaires institutionnels.

Pour Bilal Achacha, la réussite d’une micro-entreprise ne dépend pas seulement du financement : « Le financement ne suffit pas à lui seul pour garantir la réussite d’une micro-entreprise. Il faut également accompagner le porteur de projet, simplifier les procédures administratives et lui faciliter l’accès au foncier industriel », a-t-il expliqué. Dans cette logique, l’agence mise sur la numérisation de ses services, notamment avec la plateforme « myproject.dz », ainsi que sur une meilleure coordination avec les dispositifs publics d’appui à l’investissement. La disponibilité de locaux et de terrains industriels prêts à l’emploi demeure, par ailleurs, un enjeu majeur pour permettre aux jeunes entreprises de se rapprocher des grands complexes industriels.

Sur le plan financier, la NESDA s’appuie sur l’amélioration du recouvrement des anciens crédits, qui progresse d’environ 50 % par an. Ce recouvrement lui permet de couvrir ses frais de fonctionnement et les salaires de ses 2 600 employés, tout en finançant de nouveaux projets. Une proposition a également été soumise aux autorités de tutelle afin de relever le plafond de financement de 10 à 20 millions de dinars, au profit notamment des micro-entreprises industrielles constituées en personnes morales avec au moins deux associés. Enfin, pour les entreprises en difficulté, l’agence prévoit des crédits d’exploitation, le rééchelonnement des dettes et l’exonération des pénalités de retard, en coordination avec les banques publiques.

Par S. R.

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La rédaction des Enjeux Eco couvre l’actualité économique nationale et internationale.

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