21/02/2024
NATIONAL

Exode des médecins: La «plaie» de la Santé

L’exode de nos médecins vers l’étranger inquiète les pouvoirs publics. Certains pays saisissent cette opportunité pour offrir des postes à nos médecins. La France particulières s’est distinguée en la matière. Et pourtant l’accueil est moins d’être facile, puisque à l’arrivée, ces migrants  doivent parfaire leurs connaissances  pendant une année, sanctionnée par un examen.

Les soignants étrangers sont un maillon essentiel dans les hôpitaux français. L’ouverture des frontières aux praticiens étrangers hors Union européenne par le gouvernement français «risque d’exacerber», l’exode massif des médecins algériens vers la France. À travers son projet de loi sur l’immigration, le gouvernement français envisage de créer une carte de séjour spécifique pour attirer les professionnels de la santé étrangers.

Cet exode inquiète le Dr. Ilyes Akhamouk, chef de service des maladies infectieuses au niveau de l’Etablissement public hospitalier de Tamanrasset, interrogé par nos confrères de la radio nationale, qui appelle à « agir vite » avec des mesures incitatives pour garder cette « matière grise » au niveau national.

En effet pour ce médecin La multiplication des offres d’emploi à l’étranger et particulièrement l’augmentation à 2700 des postes de médecins ouverts aux étrangers par la France inquiètent et font craindre une nouvelle saignée au sein du personnel médical algérien.

« Il faut agir vite, non pas pour arrêter l’exode de nos médecins vers l’étranger, mais pour limiter cette hémorragie», insiste le Dr Akhamoukh

En dépit de l’amélioration des conditions globales de travail dans les établissements hospitaliers, le manque de moyens et de prise en charge démotivent nos médecins dans la plupart des villes algériennes, déplore l’Invité de la Chaine 3.

« A l’intérieur du pays, nous avons une carence de moyens techniques. Des radiologues ne veulent pas travailler dans certaines villes à cause de l’absence d’IRM. Car, travailler des années durant sans matériels, c’est perdre sa formation », dit-il en énumérant d’autres contraintes socio-économiques à l’instar des problèmes de logement, de rémunération, de transport…

Pour des spécialistes, cet exode est le fait que les médecins sont à la recherche d’un statut social qui sied à leur profession, notamment le niveau de salaire.

L’émigration des médecins, qui concerne toutes les spécialités médicales, s’opère à deux niveaux: d’abord du secteur public vers le secteur privé, puis de l’Algérie vers la France, la Turquie, le Canada et les pays arabes du Golfe». Des sources affirment aussi que 1200 médecins, de différentes spécialités, ont quitté le pays pour aller exercer en France».

Ces derniers ont réussi au test d’équivalence mis en place à cet effet. Cette épreuve permet à un médecin hors Union européenne de pouvoir exercer dans l’Hexagone.

Le président de l’Ordre national des médecins a révélé que «plus de 15 000 médecins algériens exerceraient en France».

Le Minière de la santé tempère ce problème et dit que des pays comme l’Inde et l’Egypte perdent également leurs médecins au profit de l’étranger

En définitive, quelle que soit la raison de cet exode,  des économistes soulignent tout de même que cette  saignée des  cerveaux a un  cout, qui faute de statistiques n a pas encore été quantifié 

 En effet les pertes sont incommensurables, quant en sait que ces spécialistes ont bénéficié d’un enseignement de  qualité. Selon des sources, un seul étudiant lors de sa première année universitaire, reviendrait à l’Etat plus de 50 000 euros. Une perte que le pays accueillant n’aura pas à engager. Beaucoup assurent que cet exode se fait au détriment de l’Algérie qui se saigne pour  garantir un enseignement gratuit et de qualité.

Par Reda Hadi

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