03/03/2024
ACTUENERGIE

Exportation du gaz: L’Algérie doit renforcer le mix énergétique

L’augmentation des exportations de l’Algérie en gaz passe inéluctablement par le renforcement du mix énergétique. C’est le seul moyen  pour faire face à la hausse inquiétante de la demande interne qui augmente de 6 à 7% annuellement, soit l’équivalent de 8,9 millions de Tep. Le directeur général du Green Energy Cluster Algeria (GEC’A), Boukhalfa Yaïci, a estimé que l’économie de gaz est «une question stratégique», au vu de l’intérêt que portent les pays notamment ceux de l’Union européenne à cette ressource, ce qui a amené l’Algérie «à militer afin de rester dans la course pour la maîtrise des marchés régionaux».

Il a relevé, dans ce sens, la nécessité de rationnaliser la consommation interne de gaz naturel devenue «une question structurelle», soulignant l’importance des politiques élaborées ces dernières années afin de juguler l’augmentation importante de cette consommation, portée surtout par le
secteur résidentiel. Dans une déclaration à la radio nationale, Yaïci a mis l’accent sur l’impact que pourrait avoir cette augmentation sur les capacités de l’Algérie à faire face à la demande des marchés internationaux sur cette ressource. Il a mis, également, en exergue, la pertinence de réduire la consommation interne de gaz dans le secteur résidentiel pour transférer ces capacités vers le secteur industriel, créateur de richesse et d’emplois.

Et afin de réduire la consommation interne, le directeur général du GEC’A a appelé «à travailler sur un mix énergétique qui associerait le gaz, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables». Ainsi, s’agissant d’efficacité énergétique, M. Yaïci a estimé qu’il était primordial de faire un effort en matière d’isolation thermique des habitations, et des équipements électrodomestiques.

Alors que concernant les énergies renouvelables (EnR), il a appelé à accélérer la cadence de leur déploiement, tout en saluant le lancement des programmes de stations photovoltaïques (Solar 1000 et le programme de 2000 MW).  

Il a souligné, dans ce sens, la possibilité d’opter, également, pour la solution de l’éolien ou encore de l’hydrogène vert.  Le responsable a appelé, en outre, à l’augmentation de l’intégration local dans la réalisation des projets des EnR, en relevant le rôle que pourraient jouer les banques dans leur financement, pour peu qu’on trouve des formules «attractives» qui les encouragent à le faire.

Sirine R.

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