Exportations du pétrole en 2025 : L’Europe, principale client de l’Algérie
Malgré l’apparition de nouvelles destinations ponctuelles, l’Europe a conservé en 2025 sa position dominante dans les exportations de pétrole algérien. Les données publiées par la plateforme spécialisée « Attaqa.net » confirment que le Vieux Continent demeure le principal débouché du brut et des produits pétroliers algériens, dans un contexte marqué par une légère contraction des volumes globaux exportés et par l’enregistrement d’expéditions rares vers certains pays arabes.

Au total, les exportations algériennes de pétrole brut et de produits raffinés, transportées par voie maritime, ont atteint plus de 762 000 barils par jour en 2025, contre 778 000 barils par jour en 2024, soit un recul de 16 000 barils par jour. Ce niveau reste toutefois supérieur à ceux enregistrés en 2022 et 2023, confirmant une relative résilience des flux d’exportation algériens malgré les ajustements du marché international.Dans le détail, l’Europe et ses partenaires traditionnels continuent de capter l’essentiel des volumes. La Corée du Sud s’impose comme le premier client du pétrole algérien avec environ 130 000 barils par jour, suivie de la France à 105 000 barils par jour et de l’Espagne à 99 000 barils par jour. Les États-Unis et le Royaume-Uni complètent ce classement avec respectivement 69 000 et 52 000 barils par jour. À elles seules, ces cinq destinations ont absorbé près de 60 % des exportations totales algériennes en 2025, illustrant la forte concentration géographique des débouchés.
En parallèle, l’année 2025 a été marquée par des expéditions pétrolières rares vers trois pays arabes, rompant ponctuellement avec la prédominance européenne. La Tunisie, les Émirats arabes unis et le Sultanat d’Oman ont ainsi importé des cargaisons algériennes, parfois pour la première fois depuis plusieurs années. La Tunisie a réceptionné en juillet une cargaison modeste équivalant à 822 barils par jour, tandis que les Émirats arabes unis ont importé plus de 13 000 barils par jour de produits pétroliers en décembre. Au cours du même mois, une cargaison d’environ 6 000 barils par jour a été expédiée vers le Sultanat d’Oman, marquant une reprise après une longue interruption.
Ces flux demeurent cependant marginaux au regard des volumes globaux exportés par l’Algérie. Ils traduisent davantage des opportunités commerciales ponctuelles et des ajustements liés aux besoins spécifiques de certains marchés, notamment en période de pic de demande ou pour des raisons de coûts et de spécifications des carburants, que l’amorce d’un véritable basculement stratégique.Ainsi, en dépit de cette diversification limitée, la structure des exportations pétrolières algériennes en 2025 confirme la solidité des relations énergétiques avec les marchés européens et assimilés. Les expéditions rares vers des pays arabes apparaissent comme des compléments circonstanciels, tandis que l’Europe demeure, de loin, le pilier central des débouchés du pétrole algérien.
Par S R.
