21/04/2024
NATIONAL

Face aux catastrophes naturelles: L’Algérien rechigne à s’assurer !

En cas de catastrophe naturelle, que ce soit un incendie majeur, un séisme, ou inondation, l’algérien se retrouve démuni. Non pas par manque d’intervention des pouvoirs publics, mais bel et bien de ne pas avoir contracté une assurance pour l’aider.

La situation est telle que beaucoup n’hésitent à dire que sans la main providentielle de l’Etat, en cas de catastrophe majeure, l’Algérien se retrouverait face à lui même et complètement démuni sans indemnités ou ressources.

Et pourtant il n’aurait suffit que d’un simple geste et aller à l’assurance la plus proche pour se prévenir contre ce genre de risques. Des anthropologues expliquent cela par un manque de culture appropriée et cela est d’autant plus vrai, que l ‘Algérien s’en est toujours remis à l’Etat providence.

L’Algérie est parmi les pays (si ce n’est le seul) ou la déclaration de catastrophe naturelle n’est faite que des mois après la survenance du sinistre, car les assurances n’ont qu’un rôle mineur à tenir. Une raison qui a fait réagir un expert en la matière qui a assure à des confrères que « nous sommes aujourd’hui devant une situation de sous-assurance ». Le récent séisme qui a frappé la Turquie et la Syrie a relancé le débat.

Les pouvoirs publiques ont tenté d’y remédier et contraints par le faite à mettre en place le système d’assurance obligatoire des catastrophes naturelles.

Évoquant la situation de l’assurance CAT-NAT en Algérie,  un expert explique que  si par malheur, nous étions touchés par une catastrophe naturelle, notre économie serait fortement affectée. Les valeurs exposées à ces risques sont très importantes par rapport aux valeurs couvertes par l’assurance CATNAT.

Face à ces risques l’algérien continu a ignoré cette pratique. Faut il en cela incriminer l ‘Algérien ou tout simplement le manque de communication des assurances?

Pourtant en cas de sinistre la capacité d’indemnisation de l’assurance CATNAT sera largement dépassée et l’État sera obligé de mettre à contribution le Trésor public, comme il l’a déjà fait pour les incendies de forêts.

Selon les déclarations de certains acteurs du marché des assurances, la part des assurances catastrophes naturelles est de 2%, soit environ 2.600.000.000 DA.

La loi existe, reste à l ‘appliquer, et pourtant en matière de législation nous sommes en pointe, au point ou le président de l’Union générale arabe des assurances (UGAA), avait affirmé que l’Algérie est le premier pays arabe à mettre en place un système d’assurance contre les catastrophes naturelles, tout en mettant en exergue la nécessité de prendre cette expérience comme un exemple à suivre «compte tenu du fait que l’environnement arabe est confronté aux mêmes risques et catastrophes naturelles.

Devant le peu d’empressement de nos concitoyens à se prémunir contre ce genre de risque faut-il alors rendre l’assurance obligatoire? Et ce particulièrement avec les catastrophes naturelles liées au réchauffement climatique qui sont de plus en plus courantes ainsi que les incendies, et ce, dans le monde entier. L’algérien ne s’assure pas, c est un fait.

La raison principale, est la faible culture de l’assurance. Des spécialistes assurent que nous faisons face à un autre problème qui est que nous n’avons pas encore trouvé une formule qui oblige le citoyen à souscrire cette assurance, pourtant obligatoire.  A cela s’ajoute, l’absence du climat de confiance entre l’assureur et l’assuré. C’est pourquoi, ils recommandent d’intensifier les campagnes de sensibilisation afin de réinstaurer le climat de confiance. En termes de tarifs, ils sont homologués et restent à la portée de tous. Il faut compter 4 000 DA par an.

Par Samir Chalabi

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