21/04/2024
NATIONAL

Filière boissons: 260 milliards de DA de chiffre d’affaires en 2022

Avec une croissance annuelle de 8% et un volume de production de 4,57 milliards de litre/an, la filière boissons en Algérie a réalisé un chiffre d’affaires de 260 milliards de DA en 2022 et emploie quelque 20 000 postes directs et 100 000 autres indirects.

Ainsi, les producteurs nationaux dont leur nombre vari entre 400 à 500 selon l’Association nationale des producteurs de boissons, assurent la couverture du marché national à hauteur de 98%, a fait savoir le directeur exécutif de l’APAB, Aissa Zelmati.

S’exprimant lors d’un Forum de l’industrie de la boisson et aliments liquides, organisé en marge du Salon BEVLAG qui se poursuit à la Safex, l’intervenant a fait savoir que seulement 2% de nos besoins en matière de boissons sont importés. « Nous ne sommes pas inquiet  de l’importation. Au contraire, c’est nous les producteurs que nous avons demandé aux autorités de libérer le marché pour le bien du consommateur, malgré que nous ayons la capacité d’assurer une autosuffisance à 100%. Il est  toujours intéressant d’avoir de la concurrence sur le marché», précise-t-il.

En termes de consommation, c’est l’eau embouteillé qui arrive en tête du classement  avec une moyenne de 52,5 litres/habitant, soit la consommation de 2,10 milliards de litres en 2022. Notre chiffre d’affaires, indique l’intervenant est tiré principalement de cette sous-filière. Quant à la boisson gazeuse, elle arrive en second position avec une consommation de  1,5 milliards de litres, soit une moyenne de consommation par habitant de 37,5 litres/h. La sous-filière jus de fruit arrive en troisième position mais avec une croissance annuelle importante. En 2022, la production nationale en ce produit était de l’ordre de 0,7 milliards de litres, avec une moyenne de consommation de 17,5 litres/habitant. S’agissant de la sous-filière « boissons alcoolisées», les Algériens ont consommé quelque 0,27 milliards de litres en 2022, soit une moyenne de 6,75 litres/habitant. En somme, la consommation nationale globale de boissons a atteint 4,57 milliards de litres l’année précédente, avec une moyenne de 114,25 litres/personne/an.

Par ailleurs,  le directeur exécutif de l’APAB, Aissa Zelmati a fait savoir que le taux d’intégration de la filière a atteint un niveau appréciable avoisinant les 50%. Un taux qui reste loin des aspirations du consommateur algérien. Beaucoup d’intrants parviennent toujours de l’importation.  « Actuellement, il n’existe aucune unité de production spécialisée dans la transformation industrielle, des fruits en concentré de jus, bi les fruits de qualité requise pour la transformation industrielle. L’orange existante dans notre pays est un fruit de bouche», déplore-t-il.

Dans ce cadre, le président de l’Association de protection de consommateur « El-Amen », Hacène Menouar, a estimé que le taux d’intégration de 50% n’est pas satisfaisant.  il a appelé à la mise en place rapidement de la carte agricole pour produire des produits de table et de l’industrie et également pour l’exportation. « Nous devons passer rapidement à la planification de notre agricole pour répondre aux besoins des citoyens et de notre industrie», lance-t-il. L’intervenant a également soulevé la problématique de l’étiquetage, en demandant de donner plus d’explications pour le consommateur, notamment en matière d’emballage et produits rajoutés (intrant chimique, taux du sucre etc). Il est à noter que 56% de boissons consommées sont emballées dans des bouteilles en PET (plastique), et que seulement 4% de produits en bouteille en verre.  « Il est urgent de transformer une partie de la production vers le verre. Les conditions du transport et d’expositions sont vraiment lamentable !», déplore Hacene Menouar.

Par ailleurs, Ali Hamani, président de l’APB a indiqué que la filière des boissons fait face à la concurrence déloyale imposée par certains producteurs malveillants. « Il y a de plus en plus d’imitation frauduleuses et de produits qui ne répondent pas aux normes », alerte Hamani, en appelant les consommateurs et producteurs à être vigilant.

Par Sirine R

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