L’Algérie et le Bangladesh multiplient les contacts en vue d’un possible accord sur le gaz naturel liquéfié (GNL). Selon la plateforme spécialisée Attaqa (Energy Platform, basée à Washington), Dacca cherche de nouveaux fournisseurs depuis que le conflit en Iran a désorganisé ses approvisionnements traditionnels en provenance du Qatar.
Selon la même source, Dacca envisage d’acheter dix cargaisons par an à Sonatrach. Les négociations n’en sont qu’à leurs débuts. Le ministre bangladais de l’Énergie, Iqbal Hasan Mahmud, a reçu l’ambassadeur d’Algérie, Abdelouahab Saidani. D’après un communiqué du ministère de l’Énergie et des Ressources minérales, cité par Attaqa, les deux hommes ont évoqué la fourniture de GNL et de GPL, ainsi que la signature éventuelle de protocoles d’accord. Ils ont également préparé la visite attendue du Premier ministre Tarique Rahman en Algérie.
Ces échanges font suite à une visioconférence tenue le 10 septembre 2026 entre le ministre algérien des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et son homologue bangladais. Le P.-D.G. de Sonatrach, Noureddine Daoudi, et des représentants d’entreprises énergétiques bangladaises y participaient. Toujours selon Attaqa, qui s’appuie sur des sources informées, le Bangladesh souhaiterait importer dix cargaisons de GNL par an. Aucun accord n’est arrêté : Alger examine la rentabilité de l’opération, les prix proposés et les coûts de transport. Quantités, calendrier de livraison et modalités d’exécution restent à négocier. Les sources de la plateforme n’attendent pas de conclusion avant la fin de 2026. Pour Sonatrach, dont les exportations se concentrent largement sur l’Europe, ce marché permettrait de tester la demande en Asie du Sud.
Attaqa souligne aussi que les cargaisons algériennes peuvent rejoindre la région sans transiter par le détroit d’Ormuz, contrairement aux routes venant du Golfe. L’issue dépendra toutefois de la compétitivité des prix et de la disponibilité des cargaisons, alors que Dacca cherche à élargir ses options.
Synthèse Z R.



