L’Algérie présentera son appel d’offres 2026 dans l’amont pétrolier et gazier lors de la conférence et exposition African Energy Week (AEW) 2026, prévue du 12 au 16 octobre au Cap. Sept opportunités d’exploration onshore seront ainsi mises en avant auprès des investisseurs internationaux, dans le cadre du nouveau cycle d’attribution de licences lancé par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT).
Une session dédiée à l’Algérie est programmée lors de cet événement, avec pour objectif d’examiner le potentiel d’exploration du pays ainsi que l’évolution du cadre d’investissement dans l’amont. Cette rencontre intervient à quelques semaines de la date limite de soumission des offres, fixée au 26 novembre, offrant ainsi à l’ALNAFT et aux acteurs du secteur une nouvelle occasion de présenter les opportunités proposées aux compagnies internationales. Lancé en avril dernier, l’appel d’offres suscite déjà l’intérêt des opérateurs internationaux. Selon les informations communiquées, 53 compagnies se sont enregistrées et un intérêt a été exprimé pour l’ensemble des sept blocs proposés.
Le processus bénéficie également d’un dispositif numérique inédit. Les salles de données virtuelles ont été ouvertes en juin, permettant aux investisseurs qualifiés d’accéder à distance aux données techniques relatives aux périmètres concernés. Il s’agit de la première utilisation de cette plateforme numérique dans le cadre d’un appel d’offres algérien dans le secteur des hydrocarbures. Les contrats d’hydrocarbures avec Sonatrach devraient être signés au plus tard le 31 janvier 2027.
L’appel d’offres porte sur sept blocs onshore répartis dans plusieurs régions pétrolières et gazières du pays. Il s’agit des périmètres Illizi Centre 1, El M’Zaid Nord, El Borma II, Est Bordj Omar Driss 1, El Hadjira III, El Benoud Est et Touggourt Sud. Ces blocs se situent notamment dans les bassins d’Illizi, de Berkine et d’Oued Mya, qui figurent parmi les principales zones d’exploration et de production d’hydrocarbures en Algérie.
Le cadre contractuel prévoit une période d’exploration pouvant atteindre sept ans, avec une possibilité de prorogation de deux années supplémentaires. Elle sera suivie d’une période d’exploitation de 30 ans, susceptible d’être prolongée de dix ans. Le processus engagé en 2026 s’inscrit dans la continuité de l’appel d’offres lancé en 2024. Celui-ci avait porté sur six blocs onshore et s’était soldé par l’attribution de cinq contrats d’hydrocarbures en 2025.
Cette dynamique intervient également dans le cadre des réformes engagées par l’Algérie dans le secteur des hydrocarbures, notamment à travers la loi de 2019. Le pays cherche ainsi à renforcer l’attractivité de son domaine minier et à encourager la participation des compagnies internationales à l’exploration et au développement de nouvelles ressources.
L’Algérie ambitionne notamment de maintenir sa production gazière à un niveau supérieur à 10 milliards de pieds cubes par jour, tout en consolidant sa position de fournisseur de long terme des marchés européens. Plusieurs compagnies internationales ont déjà renforcé leur présence dans l’exploration en Algérie. TotalEnergies et QatarEnergy se sont ainsi vu attribuer le contrat d’exploration et d’exploitation du périmètre d’Ahara, d’une superficie d’environ 14.900 km², situé à la jonction des bassins de Berkine et d’Illizi, à l’issue du précédent appel d’offres. Cette ouverture de nouveaux périmètres intervient dans le cadre d’un programme d’investissement de 60 milliards de dollars prévu dans le secteur énergétique algérien pour la période 2025-2029. Environ 80 % de cette enveloppe devraient être consacrés à l’exploration et à la production dans l’amont. À travers ce programme, l’Algérie entend maintenir ses niveaux de production d’hydrocarbures, développer de nouvelles ressources et renforcer sa position sur les marchés énergétiques national et international.
Synthèse R E/Agence



