Il s’est établi à +1,3 % en janvier 2026 : La décélération de l’inflation se poursuit
L’évolution récente des prix à la consommation en Algérie semble confirmer une tendance à la décélération de l’inflation, dans un environnement économique international pourtant marqué par de fortes incertitudes.
Selon les dernières données de l’Office national des statistiques (ONS) relatives à l’indice des prix à la consommation (IPC), le rythme d’inflation annuel s’établit à +1,3 % sur la période allant de février 2025 à janvier 2026, comparé à la même période de l’année précédente. Un niveau modéré qui traduit un certain apaisement des tensions inflationnistes observées ces dernières années.
Dans le détail, l’Indice brut des prix à la consommation de la ville d’Alger a enregistré une hausse de 1,4 % en janvier 2026 par rapport au mois précédent. Cette progression est nettement supérieure à celle relevée en janvier 2025 (+0,4 %), ce qui indique une reprise ponctuelle des pressions sur les prix en début d’année. Elle marque également une accélération par rapport au mois de décembre 2025, où la hausse n’avait été que de 0,1 %.
Cette évolution mensuelle est principalement tirée par l’augmentation généralisée des prix dans la majorité des catégories de biens et services. Les produits alimentaires, en particulier, ont fortement contribué à cette hausse, avec une progression de 1,9 % en janvier 2026, contre seulement 0,2 % le mois précédent. Cette dynamique s’explique essentiellement par l’augmentation des prix des produits agricoles frais, qui affichent une hausse notable de 3,6 %, provenant d’un certain nombre de produits, notamment la viande et abats de mouton (+6,8 %), la pomme de terre (+9,0 %) et d’un degré moindre les poissons (+5,7 %).
À l’inverse, les prix de certains produits observent des baisses, en particulier les légumes (-0,4 %) ainsi que la viande de poulet et les œufs, respectivement de 0,2 % et 5,7 %. En revanche, certains produits ont contribué à atténuer cette hausse globale, à l’image des légumes, en léger recul de 0,4 %, ou encore de la viande de poulet (-0,2 %) et des œufs, dont les prix ont chuté de manière significative (-5,7 %).
Du côté des produits alimentaires industriels, les prix sont restés globalement stables, enregistrant une légère hausse de 0,1 %. Cette relative stabilité témoigne d’un certain équilibre dans les chaînes d’approvisionnement locales, malgré un contexte international incertain. En ce qui concerne les autres composantes de l’indice, les biens manufacturés et les services ont également enregistré des hausses respectives de 0,9 % et 1,0 % sur le mois de janvier 2026. En glissement annuel, l’augmentation des prix des produits manufacturés est particulièrement marquée, atteignant +9,0 %, ce qui reflète notamment l’impact des coûts d’importation, des matières premières et de la logistique. Les services, quant à eux, affichent une progression plus modérée de 1,1 % sur un an.
Corrigé des variations saisonnières, l’indice des prix à la consommation fait ressortir une hausse de 1,5 % en janvier 2026 par rapport à décembre 2025, confirmant la tendance haussière observée en données brutes. En comparaison annuelle, les prix à la consommation enregistrent une augmentation de 2,7 % entre janvier 2025 et janvier 2026. Au niveau national, l’indice des prix à la consommation, établi sur la base d’un échantillon représentatif de 17 villes et localités à travers le pays, fait apparaître une hausse mensuelle de 1,1 % en janvier 2026. Les prix des biens alimentaires y progressent de 1,7 %, confirmant leur rôle central dans la dynamique inflationniste. Cependant, au-delà de ces fluctuations mensuelles, la tendance de fond reste orientée vers un ralentissement de l’inflation. Les données montrent notamment qu’en janvier 2026, les prix des biens alimentaires ont reculé de 2,0 % par rapport à janvier 2025.
Par Réda Hadi
