La 24e édition du SITEV s’ouvre à Alger avec plus de 320 exposants: La destination Algérie en ligne de mire
Le coup d’envoi de la 24e édition du Salon international du tourisme et des voyages (SITEV) a été donné samedi après-midi au Palais des expositions des Pins maritimes à Alger, dans une ambiance marquée par une forte présence étrangère et un foisonnement d’initiatives tournées vers la modernisation du secteur touristique. Avec plus de 320 exposants, venus d’Algérie et de l’étranger, et la participation de 27 pays d’Europe, d’Afrique et d’Asie, le salon confirme son envergure. L’ouverture au grand public est prévue pour aujourd’hui à partir de 9h00.

Cette édition se distingue par son ambition claire de faire de l’Algérie une destination touristique de premier plan. Amine Belhouadjeb, commissaire du salon, l’a bien dit à la télévision algérienne : « Le SITEV est bien plus qu’un salon. C’est une vitrine de la richesse touristique de notre pays, mais aussi un carrefour stratégique de partenariats, d’innovations et d’opportunités économiques ».
Cette année, le SITEV accueille des délégations venues de Chine, Turquie, Thaïlande, Malaisie, Espagne, Italie, Allemagne, Serbie, Hongrie, Sénégal, Zimbabwe et de nombreux autres pays. Pour beaucoup d’opérateurs étrangers, c’est une première immersion dans le potentiel de l’Algérie, avec des circuits organisés notamment dans la Casbah, à Tamanrasset ou dans le Grand Sud. « De nombreux partenaires européens ont été agréablement surpris par la diversité de nos paysages, la richesse de notre patrimoine et l’hospitalité des Algériens. Leurs témoignages sont très encourageants pour l’avenir », a souligné M. Belhouadjeb dans une déclaration à la télévision nationale.
Sous le slogan « Voyagez au cœur de l’Algérie et profitez d’un tourisme authentique et d’une civilisation millénaire », cette édition met l’accent sur le tourisme saharien et culturel. Ces deux axes sont perçus comme des atouts majeurs pour singulariser la destination Algérie. Un espace est d’ailleurs entièrement dédié aux wilayas du Sud, avec une forte présence d’artisans de Tamanrasset, Ghardaïa et Biskra, ainsi que des stands qui valorisent l’artisanat, les traditions et la gastronomie locale. Le commissaire du SITEV insiste : « Il ne peut y avoir de tourisme sans culture ni identité. À travers l’artisanat, la cuisine et les coutumes locales, nous offrons aux visiteurs une expérience immersive unique ».
Parmi les nouveautés de cette édition, un pavillon de plus de 100 m² est consacré aux jeunes entrepreneurs et aux startups. On y découvre des projets liés à la numérisation du tourisme, aux applications mobiles de réservation ou encore à la cartographie interactive des circuits touristiques. « La numérisation n’est plus un choix, c’est une nécessité. Elle facilite l’accès à l’offre touristique, modernise l’expérience utilisateur et renforce notre compétitivité », explique Amine Belhouadjeb. Plus de 20 conventions de partenariat sont attendues durant l’événement, dont certaines avec des partenaires chinois, et d’autres entre startups algériennes et groupes économiques nationaux.
Le SITEV ne se contente pas de promouvoir des destinations. Il se positionne comme un véritable catalyseur pour l’investissement dans le secteur touristique, en facilitant les rencontres entre porteurs de projets, institutions et entreprises étrangères. L’objectif affiché est clair : soutenir la diversification de l’économie nationale et réduire la dépendance aux hydrocarbures.
«Nous voulons que le tourisme soit un pilier économique à part entière. Cela passe par l’accompagnement des PME, l’activation de l’investissement local et l’exportation de notre image à l’international », a martelé M. Belhouadjeb. En somme, ce Salon constituera une opportunité pour «explorer les différentes destinations touristiques et les services d’hébergement disponibles». Elle « permettra également aux opérateurs et professionnels du secteur, tels que les agences de voyage, les établissements hôteliers, les sociétés de transport et les Start-up spécialisées dans le domaine de la numérisation et de la promotion touristique, de présenter et de commercialiser leurs programmes mais aussi de braquer la lumière sur les destinations les plus attrayantes, notamment sahariennes».
Par Mourad M.
