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Le gouvernement a tenu mercredi une réunion sous la présidence du Premier ministre, Sifi Ghrieb, consacrée notamment à l’examen de l’avant-projet de loi de finances 2027. Ce dernier a été en effet présenté comme un instrument destiné à poursuivre la mise en œuvre des orientations du président de la République, à travers une approche axée sur le renforcement de la croissance, l’accélération de la diversification de l’économie nationale et la consolidation de l’investissement productif.

L’avant-projet traduit également la volonté de poursuivre les efforts de préservation du pouvoir d’achat et de prise en charge des besoins sociaux, à travers la consolidation des mécanismes de soutien et la poursuite des programmes publics dans les secteurs prioritaires, notamment l’éducation, la santé, l’habitat et les infrastructures. En effet, le gouvernement entend poursuivre ses efforts pour répondre aux besoins sociaux, à travers le renforcement des mécanismes de soutien, en maintenant notamment le système de subvention des prix des denrées alimentaires de première nécessité et la poursuite des efforts pour l’amélioration du pouvoir d’achat, à travers l’augmentation des salaires. D’ailleurs, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, avait réaffirmé, en juillet dernier, son engagement à poursuivre la revalorisation des salaires (SNMG), des pensions de retraite et du salaire national minimum garanti, soulignant que ces mesures seront mises en œuvre de manière progressive afin de préserver les équilibres économiques et de maîtriser l’inflation.

Lors de son entrevue périodique avec des représentants des médias nationaux, le président de la République avait expliqué que ces revalorisations devaient être conduites « sans provoquer une hausse de la masse monétaire susceptible d’alimenter l’inflation », précisant que l’objectif était de « maîtriser l’injection d’argent dans l’économie nationale afin de produire des effets positifs sur la croissance et le pouvoir d’achat. Je m’engage à le faire à partir de 2027 », avait-il affirmé. Il est à rappeler qu’en 2026, un budget de 5 959 milliards de DA a été alloué aux transferts sociaux.

Soutien à l’investissement productif

L’avant-projet prévoit ainsi la poursuite et le renforcement du soutien à l’investissement productif, ainsi que la réalisation de projets structurants, avec une priorité accordée aux opérations susceptibles d’avoir un impact important sur le développement économique et social. Le texte met également l’accent sur le renforcement du réseau des infrastructures nationales et l’amélioration de l’aménagement du territoire, tout en visant la réduction des coûts liés aux services logistiques. Cette orientation s’inscrit dans une démarche visant à consolider les capacités productives nationales et à améliorer les conditions nécessaires au développement de l’activité économique et de l’investissement.

Dans une instruction adressée aux ordonnateurs du budget de l’État, le ministère des Finances a fixé les grandes orientations qui devront guider l’élaboration du budget pour l’exercice 2027 ainsi que pour la période pluriannuelle 2028-2029. Ce cadrage intervient dans un contexte international marqué par une forte incertitude économique, alimentée par les tensions géopolitiques persistantes, la volatilité des marchés énergétiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.

Face à ces défis, les autorités entendent renforcer la maîtrise des dépenses publiques tout en préservant les priorités économiques et sociales du pays. L’une des principales orientations retenues concerne la gestion de l’investissement public. Le ministère des Finances met désormais l’accent sur le parachèvement des projets déjà engagés, notamment ceux dont le taux d’avancement dépasse 70 % et qui présentent un impact direct sur le développement économique et social.

Les nouveaux projets seront soumis à des critères plus rigoureux. Leur inscription au budget devra être justifiée par la disponibilité des moyens humains, techniques et matériels nécessaires à leur réalisation, ainsi que par leur conformité avec les priorités stratégiques de l’État. Cette approche vise à améliorer l’efficacité de la dépense publique et à éviter la dispersion des ressources budgétaires sur des programmes dont la maturité ou la faisabilité ne sont pas suffisamment établies.

Sur le volet économique, l’avant-projet comprend un ensemble de mesures destinées à améliorer le climat de l’investissement et à renforcer l’accompagnement des opérateurs économiques.

Cette démarche intervient notamment dans le contexte de l’entrée en service effective du guichet unique de l’investissement institué par le président de la République, présenté comme un outil destiné à faciliter les démarches des investisseurs et à améliorer leur prise en charge. Par ailleurs, le texte prévoit d’accélérer la modernisation de l’administration et d’améliorer la mobilisation des ressources publiques, à travers la simplification des procédures, le renforcement de la conformité fiscale et la poursuite de la transformation numérique de l’administration. Enfin, cet avant-projet de loi de finances pour 2027 sera soumis au prochain Conseil des ministres pour adoption.

Par Zahir R.

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