16/04/2024
MAGHREB

Maroc: Le régime « n’a pas la volonté » de corriger les déséquilibres socio-économiques

Le gouvernement marocain « n’a pas de vision » pour corriger les déséquilibres du marché et « n’a pas la volonté » de lutter contre le monopole et la spéculation, qui a entraîné une aggravation de la situation sociale des Marocains et une augmentation de leur vulnérabilité et pauvreté, selon un observatoire.

Dans un rapport relayé mercredi par des médias locaux, l’Observatoire de l’action gouvernementale a indiqué que « l’inflation a atteint des niveaux sans précédent au Maroc, ce qui a entraîné une aggravation de la situation sociale des Marocains et une augmentation de la vulnérabilité et de la pauvreté ».

Le rapport sur l’inflation et les prix élevés a noté que « le gouvernement n’avait aucune vision concernant la résolution et la correction des déséquilibres structurels dont souffre le système d’approvisionnement des marchés marocains en divers produits et matériaux ».

Le rapport a relevé également « le manque de volonté du gouvernement de lutter contre le monopole et la spéculation, alors que ses membres et composantes reconnaissent l’existence de ces pratiques et leur responsabilité dans l’aggravation de la situation, en plus de leur refus de s’attaquer au problème du monopole en ce qui concerne notamment le carburant ».

L’observatoire a souligné aussi « l’absence de la vision prospective nécessaire pour anticiper la recherche de solutions aux crises, et les atermoiements injustifiés dans la recherche de solutions appropriées pour prévenir l’aggravation de la crise des prix élevés, notamment en ce qui concerne les denrées alimentaires ».

La source a évoqué à ce titre la crise liée à la viande et au lait qui a été soulevée au niveau du gouvernement il y a plus d’un an, mais, d’après le rapport, ce dernier « a suspendu la recherche d’une solution jusqu’à ce que la crise s’aggrave et que ses effets affectent le pouvoir d’achat des citoyens ».

La même source a relevé « l’absence de toute vision de réforme du système de commercialisation des produits alimentaires, qui comprend les marchés de gros, ce qui aggrave la crise des prix élevés ». 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *