L’Algérie a exporté neuf cargaisons inhabituelles de produits pétroliers par voie maritime vers huit pays entre janvier et septembre 2026, pour un volume total de 3,4 millions de barils. Ces expéditions, destinées notamment à Oman, à l’Indonésie, aux États-Unis et à plusieurs pays arabes, illustrent l’élargissement ponctuel des débouchés des produits pétroliers algériens sur les marchés internationaux.
Ces cargaisons ont été acheminées vers Oman, l’Indonésie, les États-Unis, la Bulgarie, la Libye, Taïwan, l’Égypte et la Guinée, d’après la plateforme spécialisée « Attaqa.net ». Trois d’entre elles ont ainsi concerné des destinations arabes, à savoir Oman, la Libye et l’Égypte. Oman arrive en tête avec environ 1,4 million de barils de produits pétroliers importés d’Algérie en septembre 2026. Il s’agit de la deuxième cargaison de ce type enregistrée depuis plusieurs années, après une première expédition de faible volume en décembre 2025, la précédente remontant à 2017 au plus tard.
L’Indonésie a, pour sa part, reçu deux cargaisons totalisant 960 000 barils. La première, de 199 000 barils, a été expédiée en avril, tandis que la seconde, de 761 000 barils, a été acheminée en août. Ces livraisons constituent les premières depuis juin 2022. Les États-Unis ont également réceptionné en août une cargaison de plus de 313 000 barils, la première depuis mars 2023. La Bulgarie a, quant à elle, importé plus de 256 000 barils en mai, renouant avec ce type d’approvisionnement pour la première fois depuis septembre 2020.
En Afrique du Nord, la Libye a reçu en avril une cargaison d’essence de 251 000 barils, une première depuis octobre 2024. L’Égypte a, de son côté, importé plus de 44 000 barils en juin, renouant avec les livraisons algériennes de produits pétroliers pour la première fois depuis avril 2020. Enfin, Taïwan et la Guinée figurent également parmi les destinations, avec respectivement 124 000 et plus de 24 000 barils.
Malgré ces expéditions vers des destinations inhabituelles, la Corée du Sud demeure le premier importateur de produits pétroliers algériens sur les neuf premiers mois de 2026. Ses achats ont toutefois reculé, avec une moyenne de 61 000 barils par jour, contre 86 000 durant la même période de 2025. Les États-Unis occupent la deuxième place, avec des importations moyennes de 58 000 barils par jour, contre 63 000 un an auparavant. Le Japon arrive en troisième position avec 28 000 barils par jour, suivi de la Belgique, dont les achats ont progressé à 26 000 barils par jour, contre 22 000 sur la période comparable de 2025. La France complète le classement des cinq principaux clients, avec une moyenne de 19 000 barils par jour, contre 16 000 durant les neuf premiers mois de l’année précédente.
Dans l’ensemble, les exportations maritimes algériennes de produits pétroliers ont atteint une moyenne d’environ 298 000 barils par jour entre janvier et septembre 2026, en baisse de 4 % par rapport aux 310 000 barils par jour enregistrés sur la même période de 2025. Ces échanges interviennent dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, marqué notamment par les difficultés de circulation dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations pétrolières du Golfe. Les neuf cargaisons recensées témoignent ainsi de la diversification ponctuelle des destinations des produits pétroliers algériens, même si les volumes globaux exportés restent en retrait par rapport à l’année précédente.
Synthèse S. R.



