21/04/2024
BOURSE

Points-marché: L’inflation inflige à Wall Street sa pire semaine de l’année

La Bourse de New York a fini vendredi en nette baisse pour clore sa plus mauvaise semaine depuis le début de l’année, l’inflation persistante aux Etats-Unis faisant craindre aux investisseurs un durcissement de la Réserve fédérale encore plus marqué que prévu en matière de hausse des taux d’intérêt.

L’indice Dow Jones a cédé 1,02%, ou 336,99 points, à 32.816,92 points.

Le S&P-500, plus large, a perdu 42,28 points, soit 1,05%, à 3.970,04 points.

Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 195,46 points (-1,69%) à 11.394,94 points.

Sur la semaine, le Dow a perdu 3,0%, le S&P-500 2,7% et le Nasdaq 3,3%. En pourcentages, il s’agit de la plus forte baisse hebdomadaire depuis septembre pour le Dow, qui n’avait en outre plus connu quatre semaines consécutives dans le rouge depuis avril-mai 2022, tandis que le S&P-500 et le Nasdaq connaissent leur pire semaine depuis décembre.

Les statistiques du mois de janvier publiées vendredi par le département du Commerce ont montré un rebond plus fort que prévu des dépenses de consommation, principal moteur de l’activité aux Etats-Unis, sur fond d’augmentation des salaires, tandis que l’inflation a de nouveau accéléré, l’indice PCE des prix à la consommation enregistrant sa plus forte hausse depuis juin dernier à +0,6%.

Ces données confirment une tendance déjà dessinée par plusieurs autres indicateurs macroéconomiques sur l’activité et l’inflation aux Etats-Unis, qui risque d’inciter la Fed à prolonger le durcissement de sa politique monétaire au-delà de ce qu’envisageaient les investisseurs.

Cette perspective a nui en particulier aux géants du numérique, dont les valorisations sont très sensibles à l’évolution des taux d’intérêt. Alphabet, Amazon, Apple ou encore Microsoft ont ainsi tous perdu autour de 2%.

Adobe a chuté de 7,63% en réaction à une information selon laquelle le département américain de la Justice s’apprête à bloquer son projet de rachat de Figma.

Boeing a pour sa part cédé 4,8% après la suspension des livraisons du 787 Dreamliner pour des analyses supplémentaires sur un élément du fuselage de l’appareil.

Beyond Meat a en revanche bondi d’un peu plus de 10%, le spécialiste des substituts alimentaires à la viande commençant à récolter les fruits de sa politique de contrôle des coûts.

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