20/08/2026
ACTUALITEENERGIE

SoutH2 Corridor: Le savoir-faire allemand pour booster le projet

Deux mois après l’engagement pris à Berlin par les deux chefs d’État, l’Allemagne passe des promesses aux actes techniques. Une délégation d’entreprises allemandes se rendra à Alger le 21 septembre prochain pour présenter son savoir-faire dans l’hydrogène vert, avec l’ambition d’apporter au SoutH2 Corridor les compétences industrielles qui lui manquent encore pour se concrétiser.

La Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHK Algérie) a annoncé la tenue de cette rencontre consacrée à l’hydrogène vert, aux technologies Power-to-X et aux solutions de stockage d’énergie. Les entreprises allemandes présentes y détailleront leur expertise sur l’ensemble de la chaîne de valeur : électrolyse, traitement et dessalement de l’eau, stockage et compression, équipements industriels, reconversion de canalisations gazières, matériaux, ingénierie, certification et études de faisabilité.

Cette étape s’inscrit dans une mission d’exploration de projets plus large, organisée en Algérie et en Tunisie du 21 au 25 septembre par la société allemande energiewaechter GmbH, en partenariat avec l’AHK Algérie et son homologue tunisienne. L’initiative relève de l’Exportinitiative Energie, le programme du ministère fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie chargé d’accompagner les entreprises allemandes sur les marchés porteurs de la transition énergétique.

Ce déplacement fait directement suite aux engagements pris le 16 juillet dernier, dans le cadre de la commission économique mixte algéro-allemande réactivée. Réunis à Berlin, le président Abdelmadjid Tebboune et le chancelier Friedrich Merz avaient réaffirmé leur volonté commune de lancer « bientôt » le SoutH2 Corridor, ce gazoduc de 3 300 kilomètres censé acheminer l’hydrogène vert produit en Algérie jusqu’en Allemagne, en traversant la Tunisie, l’Italie et l’Autriche.

Porté côté algérien par Sonatrach et Sonelgaz, et côté allemand par l’énergéticien VNG, le projet a franchi une étape décisive début décembre 2025 en étant reconnu comme projet d’intérêt commun par la Commission européenne, un statut qui accélère les procédures d’autorisation et ouvre la voie aux financements européens.

Par S. R.

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