21/04/2024
AFRIQUE

Transport aérien: Le trafic passager africain a atteint 97% des niveaux d’avant-pandémie

Même si elle est plus lente que dans certaines régions du monde, la reprise du trafic aérien en Afrique se réalise avec de meilleures perspectives pour cette industrie.  

L’IATA (Association du transport aérien international) dans son rapport mensuel sur la progression du trafic a indiqué que les flux de passagers en Afrique sont devenus plus importants depuis l’éruption de la Covid-19 et se situe à moins de 7% des niveaux de 2019 au titre des données de février 2023, alors que le trafic mondial s’est redressé de 85%.

Ce niveau d’activité présage un début d’équilibre à partir de 2024 pour les compagnies africaines, qui durant la période 2020 à 2022 ont accumulé 3,5 milliards USD de pertes. Mais un retour de rentabilité est par contre attendu déjà dès cette année chez plusieurs compagnies des autres régions du monde, avec quelques petits bénéfices nets prévus chez certains transporteurs.

La période est aussi marquée par un redressement du flux de passagers internationaux qui a augmenté de 90,7% en février dernier par rapport à il y a un an, représentant désormais 80% des activités des transporteurs africains, contre 20 % pour le trafic domestique.

Le rythme de reprise n’est néanmoins pas identique suivant une analyse selon les régions du continent. Plusieurs compagnies de l’Afrique centrale, occidentale, de l’Est et du Nord ont vu leurs volumes excéder les niveaux d’avant-pandémie, excepté les transporteurs de la partie australe du continent. Le redressement complet devrait intervenir en 2024 et sera porté par l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Est.

Le fret aérien dont les volumes sont au-dessus des niveaux de 2019 depuis le début de 2021, s’est quant à lui bien comporté, affichant désormais 31% de hausse en février 2023 par rapport à la même période en 2019.

En dépit de la proportion infime du marché africain dans le trafic mondial (environ 2,1%), de belles perspectives s’annoncent pour cette industrie qui devrait voir la demande du continent augmenter du double du niveau actuel, avec des variables favorables comme la densité de la population, qui représente actuellement 18% de l’effectif mondial.

Des défis importants subsistent néanmoins et pourraient continuer d’hypothéquer la croissance de cette industrie comme les infrastructures insuffisantes, le manque de connectivité, les tarifs élevés des billets influencés par les taxes et redevances exorbitantes, les défauts de sécurités de certains services, notamment de la navigation aérienne, les problèmes de rapatriement de devises des compagnies, etc.

Ecofin

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