21/02/2024
ACTUALITENATIONAL

Vers le renforcement de la coopération algéro-américaine

Les investisseurs Américains s’intéressent de plus en plus à l’Algérie. L’amélioration du climat des affaires, notamment avec la venue du nouveau Code de l’investissement, garantissant une stabilité juridique d’au moins 10 ans, met l’Algérie au standard international en ce qui concerne l’attractivité  pour l’investissement étranger. Aussi, une délégation forte de 26 hommes d’affaires américains est à Alger depuis hier en vue d’affiner des projets de partenariat économique et commercial et éventuellement signer des contrats.

Oxy et Chevron, comptant parmi les plus grandes compagnies pétrolières américaines, ont très bien avancé dans les discussions avec la Sonatrach et devraient signer bientôt des contrats », a déclaré, hier à nos confrères de la radio national le président du Conseil d’affaires algéro-américain, et de souligner que cela constituerait de bons points quant à l’attractivité du climat des affaires en Algérie.

L’investissement hors hydrocarbures intéresse aussi les Américains, puisque lors d’une précédente rencontre entre hommes d’affaires US et les pouvoirs publics, fin 2023, plusieurs accords de partenariat avaient été conclus entre des opérateurs économiques algériens et leurs homologues américains dans plusieurs secteurs prioritaires, dont l’agriculture, la mise en valeur des terres, l’industrie, les voies ferroviaires, ainsi que les domaines d’investissement en matière de sécurité alimentaire

Le Président de ce conseil, au regard du contexte géopolitique prévalant actuellement et dominé par la guerre contre le peuple palestinien, a surtout précisé que dans leur démarche, les conseils d’affaires américains de par le monde ne s’encombrent pas des questions politiques et se limitent aux strictes affaires économiques.

Inutile de préciser que ladite délégation est essentiellement constituée d’acteurs dans le secteur de l’énergie, mais pas seulement puisqu’il est aussi question de projets de réalisation dans le domaine des travaux publics à l’instar du chemin de fer et des ouvrages d’art. 

Pourquoi cet engouement?

Les Américains sont déterminés à renforcer leur présence en Algérie. Car, pour le Vice-président  l´US-Algerian Business Council (US-ABC), deux principales raisons, la stabilité et les réformes engagées par l´Etat, poussent les hommes d’affaires américains, de lorgner plus vers notre pays.

Ce n´est pas tout. Ce dernier admet que le marché algérien offre des opportunités intéressantes. C´est pourquoi, il affirme qu´aujourd´hui les bases d´un partenariat existent. Reste à mieux les développer.

Par ailleurs, si les investissements américains sont centrés principalement, sur les hydrocarbures, Il est temps de faire un changement et développer le partenariat en dehors des hydrocarbures. C’est ce que  le président du Conseil d’affaires algéro-américain, a déclaré le Président de ce conseil, et a même prédit un flux d’investissements américains vers l’Algérie à l’avenir.

Pour la délégation présente en Algérie, des discussions auront lieu avec plusieurs institutions et acteurs économiques algériens à commencer par le ministère de l’Industrie, l’AAPI (Agence algérienne pour la promotion de l’investissement) et le CREA (Conseil du renouveau économique algérien), la Sonatrach, la Sonelgaz, Alnaft et Madar Holding, entre autres.

Pour des économistes algériens, à l’avenir et avec tous ces projets de grande envergure que l’Algérie a mis en place dans plusieurs domaines, les échanges commerciaux entre les deux pays vont s’accroitre davantage.

En plus, c’est cela qui va inciter davantage  de PME et de sociétés américaines à se délocaliser vers le marché algérien, en nouant des partenariats avec des sociétés algériennes dans plusieurs domaines, notamment, l’Energie, les Mines, l’agriculture et les services. Et ce d’autant plus que les échanges commerciaux entre l’Algérie et les Etats-Unis sont en nette évolution. En 2022, elles ils ont atteint les 4,5 milliards de dollars, en légère augmentation par rapport au début des années 2000, où elles étaient en dessous des 4,1 milliards.

Lors de son entretien, avec nos confrères de la radio, le président du Conseil d’affaires algéro-américain, en faisant référence à la récente déclaration du ministre de l’Energie et des Mines, a exhorté les partenaires américains à venir investir dans le domaine minier, et a tenu à souligner l’exigence algérienne du transfert du savoir-faire via la formation.

«La partie américaine ne peut qu’être intéressée par le secteur minier, mais de notre côté nous exigeons d’intégrer la formation et aussi de produire certaine pièces nécessaires aux forages et autres services dans l’exploration» a-t-il affirmé. Cela serait intéressant, vu que l’Algérie peut être un portail vers l’Afrique et le Moyen-Orient via les différentes zones de libre-échange.

Par Reda Hadi

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