ANBT : Le taux de remplissage des barrages avoisine les 60%
Le taux de remplissage des barrages en Algérie avoisine les 60%, grâce aux importantes précipitations enregistrées cette année, a indiqué jeudi le directeur général de l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), Abdelatif Azira.

S’exprimant sur les ondes de la Radio algérienne, M. Azira a précisé que le niveau « exceptionnel » des précipitations enregistrées à travers l’ensemble des régions du pays a permis de porter le volume d’eau stocké dans les barrages à 4,6 milliards de m3, soit un taux de remplissage de 59,55%.
Comparativement à la même période de l’année précédente, ce taux a augmenté de près de 20 points de pourcentage, a-t-il souligné.
Dans ce cadre, le responsable a fait savoir que 20 barrages affichent actuellement un taux de remplissage de 100%, citant notamment le barrage de Beni Haroun (wilaya de Mila), ainsi que les barrages de Tichy-Haf (wilaya de Béjaïa) et de Bouhanifia (wilaya de Mascara).
L’excédent d’eau constitue également une opportunité pour ouvrir les vannes de fond afin d’évacuer les dépôts de vase, a expliqué M. Azira.
Concernant les efforts de dévasement des barrages, le directeur général a indiqué que l’ANBT prévoit de lancer prochainement sa quatrième campagne de dévasement, avec pour objectif de retirer 10 millions de m3 de vase. Il a ajouté que l’Agence mène également des recherches, en collaboration avec les universités, visant à valoriser ces vases dans l’industrie des matériaux de construction ainsi que dans l’agriculture.
Evoquant les projets du secteur, M. Azira a annoncé que cinq nouveaux barrages devraient entrer en service durant l’année en cours, avec une capacité supplémentaire globale de 250 millions de m3, qui viendra s’ajouter aux 82 barrages déjà en exploitation.
Il a également fait savoir que l’ANBT prévoit l’installation de panneaux photovoltaïques au niveau de plusieurs barrages, notamment celui de Beni Haroun.
Par ailleurs, l’Agence a entamé un projet de numérisation de la gestion des barrages, qui intégrera les technologies de l’intelligence artificielle, selon son directeur général.
